Une vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux chinois. On y voit ce qui semble être un nouveau drone chinois furtif à aile volante, officieusement baptisé GJ-X, en vol pour la première fois. Il s’agit vraisemblablement du même drone apparu il y a quelques semaines sur la base aérienne de Malan, dans la province du Xinjiang. Les analystes estiment que l’appareil a une envergure d’environ 42 mètres, peut-être même supérieure à celle du B-21 américain. Le drone présenté dans la courte vidéo pourrait toutefois être un modèle différent, malgré sa forme de cerf-volant à manivelle, étant donné que la Chine possède au moins un autre drone similaire en cours de développement.

Certains affirment que la Chine a effectué le premier essai en vol de son GJ-X. Les images montrent le dessous du drone avec une peinture rétroéclairée, conçue pour en atténuer la forme et réduire la visibilité d’en dessous. Cette technique de camouflage vise à rendre l’appareil plus difficile à repérer en altitude et pourrait être un choix de conception délibéré pour améliorer sa furtivité.

Le rôle exact du GJ-X reste inconnu. Certains analystes suggèrent qu’il pourrait fonctionner comme un grand véhicule aérien de combat sans pilote (UCAV) capable d’opérations cinétiques, tandis que d’autres suggèrent qu’il pourrait servir de plateforme de reconnaissance à haute altitude et à longue autonomie, similaire au RQ-180 de l’US Air Force, dont on entend parler.

Comme l’explique The War Zone, la vidéo présente des gouvernes de direction séparées comme surfaces de contrôle externes, courantes sur les ailes volantes et également présentes sur le B-2.

Une petite protubérance, apparemment décentrée, est également visible au-dessus de l’empennage de l’avion ; il s’agit probablement de la partie supérieure de l’échappement encastré du moteur, indiquant une possible conception bimotrice.

Le détail le plus intéressant, cependant, est le revêtement du dessous de l’avion : il semble avoir été peint par rétroéclairage, afin de rendre plus difficile l’identification de la silhouette de l’appareil en altitude. Son design sombre évoque un fuselage et des ailes plus traditionnels. Il est possible que ce soit également un effet secondaire du processus de revêtement, mais sa forme si proche de celle d’un avion conventionnel suggère une tentative de camouflage.

À propos de drones, le 3 septembre dernier, Pékin a mis en lumière un drone très spécial, le GJ-11 Sharp Sword. Avec le numéro 21 gravé sur son fuselage, il s’agit de l’un des drones les plus avancés dont dispose l’Armée populaire de libération (APL) chinoise. Certains pensent même que ce drone, premier drone de combat furtif embarqué au monde, pourrait ouvrir une nouvelle ère pour les opérations sur porte-avions.

Comme l’a rapporté le South China Morning Post, un examen plus approfondi des ailes de l’appareil révèle des charnières repliables, un changement significatif par rapport à la présentation du drone en 2019. Qu’est-ce que cela signifie ? Peut-être parce que cette dernière variante a été adaptée pour un déploiement potentiel sur des porte-avions ou des navires d’assaut amphibies.

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