Les États-Unis ont annoncé mardi 2 juin leur intention d’imposer des droits de douane additionnels à soixante économies, dont la Chine et l’Union européenne. Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, justifie cette mesure par l’absence ou l’insuffisance de législations interdisant l’importation de produits fabriqués par le travail forcé.
Le projet prévoit un taux de 12,5 % pour une quarantaine de pays n’ayant pas adopté de loi en ce sens. Six autres partenaires, parmi lesquels l’Union européenne, le Canada et le Mexique, se verraient appliquer un taux réduit de 10 %, car leurs efforts d’application sont jugés trop faibles. Le Royaume-Uni, dont l’interdiction est partielle, serait également taxé à 10 %. Enfin, des pays comme l’Argentine, le Cambodge et Taïwan, qui se sont engagés à légiférer et bénéficient d’un accord de réciprocité avec Washington, sont aussi visés à 10 %.
Cette offensive commerciale s’appuie sur une loi de 1974. Elle vise à contourner l’invalidation par la Cour suprême, le 20 février dernier, des surtaxes imposées par Donald Trump. La plus haute juridiction avait estimé que seul le Congrès peut instaurer de tels prélèvements. Depuis, des droits temporaires de 10 % sont en vigueur jusqu’au 24 juillet, dans l’attente d’un mécanisme durable.
Le dispositif proposé épargnerait de nombreux produits comme les semi-conducteurs, la viande bovine et les fruits, ainsi que les marchandises conformes à l’accord de libre-échange nord-américain. Il prévoit aussi un tarif réduit pour une partie des importations textiles. Avant toute application, l’administration ouvre une période de consultation publique jusqu’au 6 juillet, suivie d’auditions à partir du 7 juillet.






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