Israël et le Liban ont annoncé mercredi 4 juin un projet de trêve, élaboré après deux jours de discussions à Washington. L’accord prévoit que le calme revienne uniquement si le Hezbollah cesse complètement ses tirs et retire ses hommes au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière. Des secteurs tests seront également mis en place, où les forces armées libanaises assumeront seules le contrôle du terrain, sans aucune présence de milices.

Cette avancée diplomatique ne s’est pas encore traduite sur le terrain. Mercredi, des raids israéliens ont causé la mort d’au moins dix personnes au Liban. Un soldat libanais a péri dans le sud du pays, et deux secouristes ont été tués dans une ambulance visée directement près de Tyr. Quatre Syriens et deux Palestiniens ont aussi perdu la vie à proximité de cette ville côtière. Le Hezbollah, de son côté, a revendiqué des salves de roquettes et des attaques par drones contre des positions militaires dans le nord d’Israël.

Depuis le début du conflit, le 2 mars, le ministère libanais de la Santé recense 3 516 morts et plus d’un million de déplacés. Le bilan matériel et humain s’alourdit chaque semaine, alors qu’un cessez-le-feu théorique est en place depuis le 17 avril sans être respecté. Lundi, le Hezbollah avait pourtant accepté une offre américaine en échange d’un arrêt des bombardements israéliens sur la banlieue sud de Beyrouth, mais le mouvement a ensuite rejeté l’idée d’une pause partielle.

Le président américain Donald Trump, après un vif désaccord avec le Premier ministre israélien, a tenu à traiter séparément le dossier libanais et celui du nucléaire iranien. Téhéran refuse cette distinction et menace d’un embrasement régional en cas de frappe sur la capitale libanaise. Une nouvelle réunion est fixée la semaine du 22 juin pour rechercher un compromis durable.

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