Le conflit au Moyen-Orient ne perturbe pas seulement les marchés pétroliers. Une autre ressource clé est bloquée : le soufre. Ce minerai jaune, essentiel à la fabrication d’engrais et de certains métaux pour la transition énergétique, est produit à 25 % dans la région. Le détroit d’Ormuz étant infranchissable, aucun navire chargé de soufre n’a pu le traverser depuis le début des hostilités.

Conséquence : le prix du soufre a déjà été multiplié par sept depuis deux ans. Or, plus de la moitié du soufre commercialisé dans le monde sert à fertiliser les sols, soit directement, soit via l’acide sulfurique. Les agriculteurs, déjà touchés par la flambée de l’urée, risquent de réduire leurs achats d’engrais. Seuls six navires transportant des fertilisants ont pu quitter la zone depuis le mois-dernier, alors que le Moyen-Orient fournit 30 % des engrais mondiaux.

À terme, la hausse des prix agricoles pourrait atteindre 30 % d’ici à quelques mois, même si le détroit rouvrait immédiatement. En France, la campagne 2025-2026 est déjà couverte à plus de 80 %, selon France Fertilisants. Mais les exploitants qui doivent acheter aujourd’hui subissent de plein fouet les hausses. Les pays riches pourront payer le prix fort ; les plus pauvres risquent de voir leurs récoltes diminuer.

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