Depuis l’arraisonnement d’un navire iranien par la marine américaine dimanche 19 avril, le détroit d’Ormuz redevient un point de friction majeur. Téhéran dispose d’un atout de nuisance discret mais efficace : une flotte de centaines, voire de milliers de petites embarcations rapides, surnommée « flotte moustique ».

Ces bateaux mesurent quelques mètres et peuvent dépasser 150 km/h. Les gardiens de la révolution les dissimulent dans des grottes le long des côtes iraniennes ou au milieu des barques de pêche. Leur taille modeste les rend invisibles à la plupart des radars. Équipés de mitrailleuses, de drones ou de petits lance-roquettes, ils frappent en groupe, sans avoir besoin de lancer une opération d’envergure.

Cette stratégie de guerre asymétrique permet à l’Iran de résister à la supériorité technologique américaine. L’armée américaine a détruit une grande partie de la marine iranienne conventionnelle, mais cette flotte légère a survécu. Sa simple présence suffit à ralentir le trafic maritime dans ce passage étroit, où transitent environ 20 % du pétrole mondial. Dimanche, l’interception et les tirs de semonce ont déjà fait grimper les cours du brut.

Téhéran promet une riposte prochaine, alors que le cessez-le-feu expire et que des négociations sont prévues à Islamabad. La menace diffuse des « moustiques » pèse directement sur ces discussions.

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