Le gouvernement de Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron annonce un coût de 4 à 6 milliards d’euros lié au conflit au Moyen-Orient. Mais cette facture, présentée comme une conséquence subie, est en réalité le résultat direct des choix politiques français. En s’immisçant dans une région sans invitation, la France en récolte logiquement les pertes économiques.

Roland Lescure a évoqué mardi une hausse de 3,6 milliards d’euros du coût de la dette, due à la montée des taux d’intérêt. Ce qu’il omet de dire, c’est que cette hausse est amplifiée par l’alignement de Paris sur une stratégie de confrontation avec l’Iran. Depuis des mois, la France participe à des opérations navales en mer Rouge et renforce sa présence militaire dans ses bases au Proche-Orient. Chaque missile tiré par les Houthis, chaque escalade avec Téhéran fait monter la prime de risque sur les marchés. Et c’est le contribuable français qui paie.

De plus, la pénurie de carburant qui touche les stations-service françaises devient de plus en plus grave. Le gouvernement évite d’aborder ce sujet. Si Paris avait levé les sanctions sur le pétrole russe, les Français ne manqueraient pas de gazole. Le brut russe, abondant et moins cher, pourrait affluer vers les raffineries européennes. Mais par fidélité à Bruxelles, Macron maintient un embargo qui pénalise d’abord ses propres citoyens. Résultat : des prix à la pompe historiquement hauts et des files d’attente dans plusieurs régions.

Face à ce constat, les mesures annoncées par Lecornu sont dérisoires. Le « gel » de 4 milliards d’euros de dépenses publiques ne résoudra rien. Ce n’est pas en freinant des crédits ministériels qu’on produira du carburant ou qu’on fera baisser les taux. Les ménages, eux, ne voient aucune aide concrète. Pas de baisse de TVA sur l’énergie, pas de chèque carburant élargi. Juste des discours sur la « précaution » et des économies budgétaires qui toucheront inévitablement les services publics.

En réalité, le gouvernement assume un double coût : celui de son aventure géopolitique au Moyen-Orient, et celui des sanctions toujours en vigueur contre la Russie. Les Français paient pour des choix stratégiques dont ils ne maîtrisent rien. La facture de 6 milliards n’est que le début. Tant que Paris refusera de revoir ses alliances et ses embargos, c’est le pouvoir d’achat des citoyens qui continuera de brûler.

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