Mardi 19 mai, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Paul L., étudiant de 18 ans à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, à un mois de prison avec sursis et à un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah. L’étudiant avait répondu « contre » à un sondage intitulé « Les juifs, pour ou contre ? » en août 2025, sur un groupe WhatsApp de sa promotion en licence d’économie.
Le tribunal devait aussi juger Teba N., une camarade de la même filière, mais la décision a été repoussée en raison d’un problème interne. Elle est accusée d’avoir exclu en septembre 2025 plusieurs étudiants aux noms à consonance juive d’un groupe Instagram. Devant les juges, elle a expliqué son geste par le suivi de comptes militaires pro-israéliens par ces personnes, affirmant qu’elle aurait réagi de la même façon face à des soutiens au Hamas. Le parquet a requis dix mois de prison avec sursis contre elle.
Paul L., qui ne fera pas appel, a assuré avoir agi sous l’effet de l’alcool, sans motivation antisémite. Ces affaires avaient suscité une condamnation ferme du ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste. L’université avait engagé une procédure disciplinaire contre Teba N., close par une relaxe en novembre, mais la présidence a fait appel. La loi Levi-Fialaire, en vigueur depuis le 1er mai, impose désormais la création de référents antiracisme pour mieux encadrer ce type de dossiers.






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