Israël met en œuvre un véritable plan d’expansion au Moyen-Orient. La question n’est pas nouvelle pour ceux qui surveillent de près et depuis longtemps la région, mais la récente photo d’un soldat israélien portant un patch sur son uniforme représentant « le Grand Israël » a suscité plusieurs controverses. L’expression fait référence au plan expansionniste sioniste visant à redessiner les frontières du Moyen-Orient au profit de l’État d’Israël. L’obsession israélienne d’expansion dans la région commence par un passage de la Bible qui trace les limites de la « terre promise » « du Nil à l’Euphrate » qui couvrirait les territoires actuels de Gaza, de Cisjordanie, du Liban, du sud de la Syrie avec Damas, partie de l’Irak, partie de l’Égypte et une partie de l’Arabie saoudite. La carte controversée qui matérialise l’obsession expansionniste d’Israël au Moyen-Orient remonte au passage de la Genèse 15:18 où il est fait référence à la « terre promise » par Dieu à Abraham « du fleuve d’Égypte », le Nil, « au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate ». Sur cette définition « en termes religieux » s’est fondée la théorie sioniste développée par le fondateur du mouvement, Theodore Herzl. Déjà en 1982, le « Plan Yinon » Oded Yinon, un ancien fonctionnaire israélien, a émis l’hypothèse qu’Israël pourrait assurer sa domination régionale en favorisant la fragmentation (balkanisation) des États arabes en entités plus petites et plus faibles. Ce document ne mentionnait pas une véritable expansion territoriale, mais théorisait le contrôle indirect de la région par des divisions internes. À la lumière des développements actuels dans la région du Moyen-Orient, de nombreux analystes géopolitiques ont révisé ce plan en relation avec la politique d’occupation de la Palestine et l’agression contre le Liban menée par l’État juif.

Les agressions incessantes d’Israël contre des pays arabes voisins sont considérées par de nombreux experts comme « prodromiques aux intérêts expansionnistes » de l’état juif dans la région et se produisent à la lumière du jour. La preuve concrète de ce rêve « délirant » d’Israël sont les quelques 279 colonies israéliennes en Cisjordanie, mais aussi l’occupation de Gaza depuis 1967 et les déclarations toujours faites ouvertement sur les intentions de l’État juif d’annexer complètement les territoires palestiniens. Le ministre des Finances, Bezael Smotrich lui-même, connu pour avoir déclaré : « Les portes de l’enfer s’ouvrent à Gaza » avait reconnu les intentions originelles du pays : « L’avenir de Jérusalem est écrit qu’elle s’étendra jusqu’à Damas », citant l’idéologie du « Grand Israël ».

Le délire de la terre promise est également une réalité concrète et poursuivie par Israël grâce au soutien éternel des États-Unis, mis en place dès sa fondation en 1948, qui furent le premier pays à reconnaître l’État. Depuis lors, les États-Unis n’ont cessé de soutenir militairement et économiquement Israël jusqu’à aujourd’hui, avec le soutien déclaré de Donald Trump au plan d’expansion dans les territoires palestiniens et l’absence de condamnation, voire le soutien total, aux attaques contre le Liban.

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