«Notre présence ici, en plein jour, est une déclaration claire : le peuple d’Israël rentre chez lui dans toutes les parties de sa terre» : voici quelques-unes des paroles choquantes rapportées hier, mercredi 13 mai, par le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich lors d’un acte d’occupation politique de la tombe de Joseph dans la ville de Nablus, en Cisjordanie occupée. Des centaines de colons – des sources rapportent que 5 000 colons israéliens – conduits par Smotrich ont pris d’assaut le cénotaphe considéré comme zone funéraire du patriarche israélite Joseph mais, depuis les années 2000, sous la juridiction de l’Autorité palestinienne. Avec une nouvelle démarche provocatrice et illégale, Smotrich, escorté lourdement par des soldats et des colons, est entré sur le site juste après que les FDI ont fait irruption dans certaines parties de la ville cisjordanienne, en bloquant le trafic et en scellant les postes de contrôle pour permettre la visite du ministre sioniste à la Tombe. Il ne s’est pas agi d’une visite purement « religieuse », mais d’un point de relance d’une politique d’annexion systématique légitimée par des « vestiges sacrés ». Ici, Smotrich a invité le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à intervenir en ordonnant illégalement de faire passer le contrôle du site sous l’autorité de Tel-Aviv plutôt que palestinienne. Derrière la réoccupation formelle, des accusations et des affirmations violentes : En faisant allusion au contrôle palestinien du site, le politicien sioniste d’extrême droite a parlé de « nécessaire » « correction historique », appelant sans aucune réticence à « renforcer notre emprise sur la Samarie – c’est-à-dire en se référant à la Cisjordanie septentrionale avec un vocabulaire israélien. Et encore : « Nous agissons, et nous continuerons à agir, afin que la présence juive ici devienne permanente. » Une visite délibérément provocatrice, au cours de laquelle Smotrich a à nouveau mélangé le dessein politique du Grand Israël à de prétendues théories religieuses légitimant. Un signal a été lancé par l’Union européenne.
Les membres du gouvernement israélien continuent de provoquer et d’humilier le peuple palestinien, mais surtout de violer toute résolution des Nations unies sur la question israélo-palestinienne. La bataille tourne maintenant autour de l’éventuelle annexion par l’entité sioniste de lieux historiques sous contrôle international, et la guerre se poursuit sans relâche.






Laisser un commentaire