Ces parents déclarent que son enfant a subi des inégalités de traitement, du harcèlement scolaire ou du cyberharcèlement au cours des cinq dernières années, selon une enquête du Défenseur des droits publiée aujourd’hui. Réalisée entre l’année dernière et cette année auprès de 1 700 parents d’élèves de 6 à 24 ans, l’étude mesure la perception des familles face à ces atteintes.
Les résultats montrent que 35 % des personnes interrogées estiment que leur enfant a été victime de traitements différenciés de la part de l’établissement scolaire. Les notations et les sanctions concentrent les critiques : 17 % des parents sont sûrs que leur enfant a été noté de manière injuste et 20 % jugent les punitions disproportionnées. Les décisions d’orientation sont aussi pointées par 15 % des répondants, même si les chercheurs rappellent que des biais dans ce domaine sont déjà documentés.
Dans sept cas sur dix, les parents qui signalent une inégalité de traitement l’attribuent à un motif interdit par la loi. L’état de santé ou la situation de handicap arrive en tête des critères de discrimination ressentie. L’apparence physique, l’origine sociale, la couleur de peau, la religion, la nationalité, le genre ou l’orientation sexuelle sont également mentionnés.
Le sondage ne mesure pas le nombre réel d’incidents, mais elle révèle un décalage dans les réactions des parents. Lorsqu’il s’agit d’une inégalité liée à l’institution, 15 % des parents engagent une démarche administrative ou judiciaire. En cas de harcèlement, ce taux tombe à 7 %. Le Défenseur des droits explique cette différence par la méconnaissance des recours possibles ou par la peur d’aggraver la situation de l’enfant.
Face à ce constat, l’institution rappelle la nécessité de former systématiquement les enseignants et le personnel éducatif à la lutte contre les discriminations. Elle insiste aussi sur l’importance de ne pas banaliser les faits de harcèlement, pour que chaque signalement soit pris au sérieux.






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