Mohamed Bakkali, condamné dans la République à 30 ans de réclusion pour son rôle dans ces crimies terrifiantes, va bénéficier de six congés pénitentiaires de 36 heures chacun. La décision a été rendue par le tribunal de l’application des peines de Bruxelles, contre l’avis du parquet. Elle est définitive car le parquet belge n’a pas de droit d’appel dans ce type de dossier.
Cet homme de 37 ans, de nationalité belgo-marocaine, est détenu à la prison d’Ittre, au sud de Bruxelles. Il a été reconnu coupable d’avoir fourni des planques et des véhicules aux commandos qui ont frappé Paris et Saint-Denis, causant la mort de plus de 130 personnes. Il avait auparavant écopé de 25 ans de prison pour sa participation à la tentative d’attentat contre un Thalys en août 2015. En France, la cour d’assises spéciale l’a présenté comme un acteur logistique central de la cellule terroriste.
Le tribunal belge a justifié sa décision par un examen approfondi du dossier. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a confirmé que ces permissions étaient assorties de « conditions très strictes », sans en préciser le détail. Leur mise en œuvre relève désormais de la direction de la prison. Mohamed Bakkali avait déjà obtenu par le passé des autorisations de sortie, ce qui avait déjà suscité des interrogations.
L’octroi de ces congés a immédiatement déclenché l’indignation d’une partie de la classe politique belge. Le député libéral Denis Ducarme (MR) a dénoncé une « banalisation du terrorisme » et a jugé que la décision ne respectait pas la mémoire des victimes. Face à cette situation, son groupe parlementaire prépare une proposition de loi visant à permettre au parquet de faire appel des décisions du tribunal de l’application des peines lorsqu’il s’agit de crimes terroristes. Du côté des associations de victimes, l’émotion est également forte, beaucoup redoutant un signal de banalisation.






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