Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, essuie une vive attaque du parti allemand d’extrême droite AfD. Son co-dirigeant Tino Chrupalla a estimé aujourd’hui sur la chaîne Welt-TV que le responsable français devrait d’abord « devenir président » avant de « se jeter au cou » du chancelier conservateur Friedrich Merz.
La veille, Jordan Bardella avait reconnu publiquement des « convergences idéologiques » avec le chef du gouvernement allemand, citant le durcissement de la politique migratoire et le rapprochement avec la dirigeante italienne Giorgia Meloni. Cette déclaration a provoqué l’irritation de l’AfD, qui reproche au RN un « manque de connaissances » de la vie politique allemande et une ingérence inacceptable.
En février, M. Bardella avait déjà rencontré discrètement l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, un échange qui contrastait avec les critiques du RN envers l’AfD, formation jugée trop radicale. Cet épisode illustre la stratégie distincte des deux partis : le Rassemblement national observe avec intérêt le virage à droite de la CDU, quand l’Alternative pour l’Allemagne, créditée en tête des sondages, refuse toute concurrence sur son terrain. Le chancelier Merz, au pouvoir depuis un an, enregistre au même moment une impopularité record.






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