La procureure de la capitale a livré, hier, un état des lieux détaillé des procédures engagées pour violences sexuelles dans les structures accueillant des enfants. Au total, 85 écoles maternelles, une vingtaine d’établissements élémentaires et une dizaine de crèches font actuellement l’objet d’investigations, répartis dans l’ensemble des arrondissements de la capitale.

Depuis le mois de janvier, les suspensions d’agents se sont accélérées. Le bilan provisoire fait état de 80 personnels écartés, dont 30 pour des faits à caractère sexuel. L’année précédente, 47 animateurs avaient déjà été suspendus pour des motifs similaires. Côté judiciaire, trois informations sont ouvertes, cinq personnes ont été convoquées devant le tribunal correctionnel et un animateur se trouve en détention provisoire.

Laure Beccuau a reconnu les difficultés opérationnelles rencontrées par la brigade des mineurs, engorgée par un volume de dossiers qu’elle qualifie d’inédit. Elle a transmis une note écrite pour alerter sur cette saturation. Une équipe d’une dizaine d’enquêteurs doit néanmoins être dédiée au traitement prioritaire de ces affaires.

Ces révélations coïncident avec l’ouverture, ce lundi, d’une convention citoyenne voulue par la mairie de Paris. Pendant un mois, experts et responsables seront auditionnés en vue de formuler des propositions concrètes. Les recommandations seront soumises au vote du Conseil de Paris en juillet, avec pour calendrier une remise à plat complète du dispositif périscolaire dès la rentrée. La procureure avait, fin décembre, rencontré plusieurs familles pour détailler la feuille de route des investigations.

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