Cinq jours après le rapatriement de cinq Français qui se trouvaient à bord du navire de croisière MV Hondius, l’état de l’une d’entre eux, une femme de 65 ans, reste préoccupant. Elle est toujours hospitalisée en réanimation, selon le communiqué diffusé mercredi 13 mai par le gouvernement. En revanche, les quatre autres passagers rapatriés ne présentent aucun symptôme et leurs tests de dépistage de l’hantavirus sont négatifs.
Parallèlement, 22 personnes de nationalité française, identifiées comme cas contacts d’une passagère décédée le mois dernier à Johannesburg des suites de cette maladie, sont isolées en milieu hospitalier. À ce jour, aucune ne montre de signe d’infection. Parmi elles, quelques enfants ont été testés : leurs résultats sont également négatifs. Le ministère de la Santé a fait savoir que les résultats complets de dépistage pour l’ensemble de ces cas contacts seront disponibles jeudi.
Selon les experts consultés par les autorités, un test négatif permet d’exclure toute contagiosité dans les jours précédant le prélèvement. Cette donnée rassure sur le risque de transmission secondaire : les personnes qui ont croisé ces cas contacts avant leur hospitalisation ne devraient pas être soumises à un isolement.
L’hantavirus se transmet à l’être humain par inhalation de poussières contaminées par des déjections de rongeurs. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique. La transmission entre humains n’est pas établie pour les souches circulant en Europe et en Afrique, mais les autorités appliquent un principe de précaution maximal. Le gouvernement estime que, compte tenu des connaissances médicales actuelles, une contamination antérieure d’autres personnes peut être écartée.






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