L’étude Ifop diffusée le 28 avril par l’Alliance France Tourisme montre un net repli des ambitions estivales. Moins de quatre personnes sur dix (37 %) assurent qu’elles partiront en vacances cette année, contre une sur deux en 2025. L’enquête a été menée en ligne du 17 au 20 mars auprès de 1 002 personnes.

Les deux principales causes identifiées sont la hausse des prix à la pompe et les inquiétudes géopolitiques. Plusieurs transporteurs low-cost, dont Ryanair et Transavia, ont récemment supprimé des vols en raison du coût du kérosène. En conséquence, 71 % des Français resteront dans l’Hexagone, soit trois points de plus que l’été dernier. Les destinations lointaines ne séduisent plus que 9 % des sondés.

L’aspect financier est central. La part de ceux qui envisagent un budget inférieur à 1 000 euros progresse de 31 % à 35 %. À l’inverse, la catégorie des budgets supérieurs à 3 000 euros recule de 15 % à 11 %. Pour alléger la facture, 61 % des vacanciers comptent raccourcir la durée ou réduire la fréquence des séjours. Les dépenses sur place seront également rognées par 60 % d’entre eux. Enfin, 86 % des personnes interrogées puiseront dans leur épargne pour financer ces départs, signe que les vacances restent une priorité malgré les contraintes.

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