Le phénomène de substitution ethnique s’observe également dans les prisons des pays européens surpeuplées d’étrangers. Les données d’Eurostat révèlent une réelle surreprésentation, mais aussi une situation très hétérogène entre les États membres.

Dans plusieurs pays de l’Union européenne comptant une importante population immigrée, le pourcentage de détenus étrangers par rapport à la population carcérale totale est plus élevé. Malgré cela, la gauche persiste à nier tout lien entre immigration et criminalité.

Avant d’analyser les données, quelques précisions s’imposent. Eurostat ne publie pas de données concernant la population carcérale nationale allemande. Par ailleurs, dans des pays comme la France, la Suède et la Belgique, une part importante de la population issue de l’immigration – jusqu’à 35 % – a déjà acquis la nationalité. De ce fait, de nombreux détenus de deuxième génération ne sont pas comptabilisés dans les statistiques sous la rubrique « étrangers ». Dès lors, les comparaisons fondées uniquement sur la nationalité risquent de sous-estimer le phénomène, selon le contexte national.

En moyenne, les étrangers représentent 26 % de la population carcérale, alors qu’ils ne constituent que 10 % de la population résidente dans les pays de l’Union européenne. De fait, au Luxembourg, à Chypre, en Autriche, en Grèce et à Malte, les ressortissants locaux sont minoritaires en prison. Hors UE, en Suisse, 71 % des détenus ne sont pas de nationalité suisse.

Les pays d’Europe de l’Est, qui ont mis en œuvre des politiques d’immigration strictes, ont des pourcentages négligeables de prisonniers étrangers dans leurs prisons : 1 % en Roumanie, 3 % en Bulgarie, 4 % en Pologne et en Hongrie. La corrélation est mathématique : partout où arrive une immigration massive en provenance du Maghreb, du Pakistan, du Bangladesh et d’Afrique subsaharienne, les prisons se remplissent d’étrangers. À titre d’exemple, le Maroc et la Tunisie représentent à eux seuls 38 % des détenus étrangers en Italie. Pourtant, la gauche persiste à nier ces faits. « C’est du racisme », « ils sont pauvres », « c’est la faute du colonialisme ». Or, les données du ministère de la Justice sont sans équivoque : les étrangers sont surreprésentés, leur part démographique étant trois à quatre fois supérieure.

La substitution ethnique n’est pas une théorie du complot : c’est aussi une réalité dans nos prisons. L’Europe doit prendre des décisions importantes : rapatriements immédiats, fin de la simplification des procédures d’obtention de la citoyenneté et suppression de l’attrait exercé par les navires d’ONG. La Grèce a démontré qu’en interdisant les ONG et en réduisant l’arrivée de migrants, elle a diminué le nombre d’étrangers incarcérés : en seulement cinq ans, ce pourcentage est passé de 60 % à 52 %.

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