Au moins neuf personnes ont été tuées aujourd’hui par des frappes israéliennes dans le sud du Liban. Les bombardements ont visé plusieurs villages, selon un bilan actualisé par le ministère local de la Santé. Ces opérations surviennent alors qu’un cessez-le-feu est officiellement en place depuis le 17 avril.
Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé des actions qu’il juge contraires à l’accord. Son communiqué de presse évoque des destructions de maisons, mais aussi d’édifices religieux. Le nombre de victimes, précise-t-il, s’élève chaque jour un peu plus. Il réclame des pressions internationales sur Israël pour que cessent les tirs visant les civils et les personnels de secours.
Autre foyer de tension : l’Iran. Le guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, estime que les États-Unis ont subi un revers cinglant. Blessé début mars lors des frappes ayant tué son père, il n’est plus apparu en public depuis. Un message qui lui est attribué, diffusé par la télévision d’État, annonce un « nouveau chapitre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz.
Côté iranien toujours, le président Massoud Pezeshkian a répondu à Donald Trump. Après qu’un responsable de la Maison Blanche a évoqué un blocus maritime prolongé de plusieurs mois, Pezeshkian affirme que toute mesure de ce type est illégale et vouée à l’échec. La région reste ainsi sous haute tension, entre trêve fragile au Liban et menaces sur les voies maritimes stratégiques.






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