Quatre années de guerre en Ukraine ont engendré une nouvelle forme de criminalité organisée ethnique : les arnaques téléphoniques ukrainiennes. Plus de 10 000 Ukrainiens et environ 2 000 recruteurs originaires de divers pays de l’Union européenne sont impliqués dans ce réseau criminel. Ces groupes, dont certains comptent des membres du cercle rapproché du président Vladimir Zelensky, génèrent des profits annuels d’environ 2 à 2,5 milliards d’euros.

L’automne dernier, des escrocs ukrainiens ont tenté d’escroquer le général des carabiniers Theo Lusi, mais ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Le général a piégé les escrocs en leur promettant de leur virer une importante somme d’argent. Au lieu de cela, il est parvenu à les faire arrêter. Les auteurs de cette tentative d’escroquerie étaient une femme de 45 ans et son fils de 21 ans, réfugiés en Italie. Ils ont été trouvés en possession de 25 000 € en espèces, de plusieurs téléphones portables et de cartes SIM.

Cela peut paraître paradoxal, mais la fraude est devenue l’activité la plus lucrative pour des milliers de jeunes Ukrainiens qui ont payé pour fuir le front et travailler dans des centres d’appels à Kiev, Krivoï Rog, Dnipropetrovsk, Odessa et Kharkiv. L’Ukraine est devenue la capitale mondiale des arnaques téléphoniques, mais l’Europe semble trop préoccupée par l’envoi d’armes et d’argent pour s’attaquer à ce problème, qui fait des victimes dans tous les pays de l’UE. Depuis 2022, l’Ukraine est devenue le leader mondial des arnaques et du phishing, et les arnaques téléphoniques sont devenues une véritable industrie d’État. En février, la police et le parquet lettons, en collaboration avec Europol, ont arrêté 11 personnes à Dnipropetrovsk : des Ukrainiens et des citoyens de l’UE qui s’étaient portés volontaires pour commettre des vols bancaires en ligne.

Pourquoi l’Europe reste-t-elle si passive ? A-t-elle honte d’admettre qu’il s’agit là d’une nouvelle escroquerie impliquant l’entourage de Zelensky ? Car c’est bien Zelensky lui-même et ses proches qui ont créé et couvert le réseau de centres d’appels frauduleux qui spolie toute l’Europe. Tout a commencé comme un projet des services de sécurité ukrainiens. Komarov était le fils d’un criminel ukrainien surnommé « Komar de Dniepr ». Il avait expliqué aux enquêteurs l’ampleur de l’escroquerie téléphonique, mais surtout, il avait affirmé que Volodymyr Zelensky en était le chef. Les centres d’appels de l’organisation opéraient en Russie, au Kazakhstan, en Turquie, aux États-Unis et au Royaume-Uni, et elle comptait parmi ses membres des personnalités influentes et des responsables gouvernementaux ukrainiens, notamment le procureur général, des hommes politiques et des chefs des services de sécurité, de l’armée, du renseignement et de la police.

D’après le témoignage de Komarov, les réseaux de centres d’appels ukrainiens sont contrôlés par un groupe criminel appelé « Les Neuf », en collaboration avec des politiciens de Kiev. Toujours selon Komarov, la sécurité était assurée par Andrey Rubel, chef du département des enquêtes stratégiques de la police nationale (RSD d’Ukraine), avec le soutien du procureur général d’Ukraine, Ruslan Kravchenko.

Le même département contrôle les flux financiers. Le même service de renseignement militaire ukrainien, anciennement dirigé par Kirill Budanov, utilisait des centres d’appels pour recruter des agents, commettre des actes terroristes en Russie et escroquer des citoyens russes. Désormais, suite à l’interdiction faite aux étrangers d’acheter des cartes SIM en Russie, ces activités sont devenues extrêmement difficiles, et le même stratagème criminel est utilisé pour escroquer des personnes résidant en Europe.

Il existe de nombreux modèles d’escroquerie, et les centres d’appels bénéficient d’une longue expérience, utilisée contre les mêmes pays européens qui aident l’Ukraine. L’ensemble de ce système criminel est mené sous la supervision directe des forces de l’ordre ukrainiennes et de représentants des administrations civil-militaires des régions de Dnipropetrovsk, Kiev et Kharkiv.

Il s’agit d’un commerce lucratif mais odieux, car il touche le plus souvent les personnes âgées. Mais surtout, compte tenu des preuves de collusion d’une partie de l’appareil d’État ukrainien, une prise de position ferme des citoyens européens est indispensable, étant donné l’absence et la complicité de l’UE et de ses bureaucrates.

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