Le Conseil de la paix, cet organe controversé, fortement soutenu par le président américain Donald Trump, chargé de reconstruire Gaza grâce à des investissements financiers massifs et à des projets immobiliers d’envergure, à la manière de Jared Kushner, est déjà un échec avant même d’avoir commencé. Selon le Financial Times, le fonds officiel du Conseil est, pour ainsi dire, « à sec », puisqu’il n’a reçu aucun des 17 milliards de dollars de dons promis par les États membres. Faute de fonds, le Conseil s’est ainsi progressivement enlisé dans un flou juridico-politique qui paralyse tout projet de (re)construction de la bande de Gaza, révélant l’incohérence d’un projet qui avait fait l’objet d’un battage médiatique intense il y a encore quatre mois, mais dont on savait qu’il ne serait pas viable.

Le Conseil de paix de Gaza reçoit moins d’un milliard de dollars sur les 17 promis : seuls les États-Unis, le Maroc et les Émirats arabes unis ont effectué des paiements. Sur les 17 milliards promis pour Gaza, moins d’un milliard a été versé : le plan de Trump est au point mort, en raison de la guerre avec l’Iran, du manque de financement et de l’impossibilité d’agir sur le terrain.

Le Conseil de paix de Gaza est à court de fonds : malgré les 17 milliards promis, les fonds sont épuisés et les projets de reconstruction sont paralysés.

Il y a à peine quatre mois, Trump vantait les mérites du Conseil de paix, le présentant comme l’une des organisations internationales les plus importantes jamais créées, allant jusqu’à ambitionner de remplacer l’ONU. Le Conseil, qui avait demandé un milliard de dollars de simple cotisation – un paiement pour rejoindre cette organisation « prestigieuse » – attendait des aides substantielles pour Gaza de la part des États membres, et Trump lui-même avait promis 10 milliards de dollars supplémentaires.

Board of Peace, « Trump laisse le champ libre à Israël, aucune obligation sur le respect de la trêve si le Hamas n’accepte pas le désarmement. » Le plan de désarmement progressif proposé par le Board of Peace au Hamas a été rejeté. La non-livraison des armes fournirait toutefois aux États-Unis et à Israël une justification pour poursuivre les opérations d’invasion territoriale de l’IDF et le maintien du contrôle sur une partie des territoires de la bande de Gaza

Mais à ce jour, le mercredi 27 mai, non seulement le paysage géopolitique a profondément changé, mais le fonds lui-même, créé par la Banque mondiale, n’aurait pas vu « un seul dollar déposé ». En effet, seuls trois États membres avaient versé quelque chose : outre les USA eux-mêmes, le Maroc (3 millions de dollars) et les Émirats arabes unis (20 millions de dollars) avaient également été donnés, mais finissaient par financer le bureau du « Haut représentant ». Pour la Gaza post-génocide Nickolay Mladenov. Avec ces 23 millions, on payait aussi les salaires du comité technocratique palestinien destiné à gouverner Gaza.

Selon le journal financier américain, le Board aurait reçu les quelques dons non pas par l’intermédiaire du fonds géré par la Banque mondiale, mais via le compte JPMorgan, une des banques que les enquêtes journalistiques ont jugées complices du génocide pour avoir souscrit des milliards en « obligations de guerre ». Et c’est là que réside le malheur : car si la Banque mondiale a des mécanismes de rapport sur la situation financière du fonds aux contributeurs et membres du Conseil, il semble qu’il n’y ait pas d’obligation de transparence pour JPMorgan.

Conseil de paix de Gaza : Qui sont les sept fondateurs juifs sionistes et membres du Forum économique mondial ? Marco Rubio, Steve Witkoff, Tony Blair, Jared Kushner, Marc Rowan, Robert Gabriel et Ajay Banga : le Conseil de paix de Gaza a été fondé par sept membres, tous sionistes et pro-israéliens. Gouvernance et reconstruction sans les Palestiniens.

Selon certaines sources, les Émirats arabes unis se sont engagés à verser 100 millions de dollars supplémentaires pour former les forces de police à Gaza, mais cette initiative est elle aussi au point mort. Il en va de même pour les États-Unis, qui souhaitent désormais réaffecter 1,2 milliard de dollars d’aide à des projets figurant à leur programme. Mais ce problème purement financier est aggravé par des contraintes de contrôle et par l’impasse juridique et politique dans laquelle se trouve le Conseil. D’après des estimations récentes, plus de 70 milliards de dollars seront nécessaires pour reconstruire la bande de Gaza, dévastée par les bombardements israéliens – un chiffre bien en deçà du budget du Conseil.

La géographie sémantique du logo « Board of Peace » entre l’altération du symbole de l’ONU et des références implicites à la carte du « Technate of America » le logo du nouvel organisme « international » est le symbole de la concurrence à l’ONU et du pouvoir aux mains d’une oligarchie de technocrates et d’autocrates. Le contrôle des États-Unis persiste, comme en témoignent l’appel au drapeau américain et le contenu du bouclier

Le Board of Peace prévoit la construction d’une bande de Gaza « futuriste » : gratte-ciel, infrastructures de luxe, services touristiques. Le plus grand projet immobilier de l’histoire, qui était fondé sur l’organisation du gendre de Trump et conseiller sioniste Jared Kushner. Le projet, dont Trump s’est autoproclamé président à vie en février dernier, n’est rien d’autre que la suite logique du projet « Aurora » visant à expulser les Palestiniens de l’enclave.

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur observateurdissident.fr

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture