Vladimir Poutine est en visite à Pékin aujourd’hui 19 et demain 20 mai pour rencontrer Xi Jinping, avec qui il célébrera les relations entre les deux pays « vraiment à un niveau sans précédent », comme il les a lui-même définies, à moins d’une semaine de la visite en Chine du président américain Donald Trump. Selon une note du Kremlin, les deux dirigeants discuteront de la manière de « renforcer davantage » le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine (qui a atteint son 30e anniversaire) et échangeront leurs points de vue sur les principales questions internationales et régionales », à savoir la guerre en Ukraine et la situation en Iran. Un sommet destiné à consolider l’alliance entre Moscou et Pékin, visant à créer un multilatéralisme opposé à l’unilatéralisme occidental.

Poutine-Xi Jinping : sur la table Iran, Ukraine, coopération économique et multilatéralisme

Dans un message vidéo adressé au peuple chinois, M. Poutine a rappelé que les échanges commerciaux continuent de croître, qu’ils ont « dépassé depuis longtemps le seuil des 200 milliards de dollars » et qu’ils sont maintenant « presque entièrement en roubles et en yuans ». Le président russe a également affirmé que « la relation stratégique étroite entre la Russie et la Chine joue un rôle important et stabilisateur au niveau mondial », ajoutant : « Sans nous allier contre personne, nous cherchons la paix et la prospérité universelle ».

Avec le président russe, se rendront à Pékin huit ministres, le gouverneur de la Banque centrale Elvira Nabiullina, des directeurs d’entreprises publiques, des présidents de banques et des dirigeants de groupes industriels. Le but du Kremlin est de développer un partenariat stratégique avec Pékin et une coopération économique avec elle, dont « la force motrice est le secteur énergétique », comme l’a déclaré le conseiller de Poutine Youri Ouchakov.

Selon le responsable, le tsar et Xi discuteront « en détail » du Power of Siberia 2, un gazoduc qui reliera les gisements de la Sibérie occidentale au nord de la Chine, fournissant au Dragon 50 milliards de mètres cubes de gaz par an. Une structure qui devrait s’ajouter au Power of Siberia 1, en service depuis 2019, capable de transporter jusqu’à 38 milliards de mètres cubes. La Russie, a souligné M. Ouchakov, « continue à maintenir son rôle de fournisseur fiable » de pétrole à la Chine, même pendant le moment difficile dû à la guerre en Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz qui s’ensuit. « Au premier trimestre de cette année, les livraisons de pétrole aux consommateurs chinois ont augmenté de 35%, pour atteindre 31 millions de tonnes », a déclaré le représentant du Kremlin.

Les deux dirigeants discuteront également du conflit au Moyen-Orient et de la guerre en Ukraine, qui sont au cœur du paysage géopolitique mondial et des scénarios que les deux puissances peuvent exploiter pour s’orienter vers un ordre mondial axé sur le multilatéralisme.

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur observateurdissident.fr

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture