Les pays baltes sont toujours en première ligne, alimentant une hystérie anti-russe qui frise le ridicule, prisonniers du revanchisme et des rêves de vengeance contre les anciens partenaires de l’URSS.

Le maire de Vilnius, Valdas Benkunskas, a présenté un plan d’évacuation structuré en trois grandes voies d’évacuation vers l’ouest, soulignant que « historiquement, l’ennemi est toujours venu de l’est ». Le premier citoyen a précisé que l’objectif n’est « pas de créer la panique », mais d’assurer la « coordination entre les institutions » et la confiance dans les forces de défense, en espérant que le plan n’aura jamais à être activé. La capitale du pays balte compte plus de 600 000 habitants et se situe à seulement 30 kilomètres de la Biélorussie, nation alliée de la Russie et utilisée comme base par les troupes de Poutine au début de l’invasion de l’Ukraine. Le plan prévoit une évacuation complète de la ville dans les 48 heures et répond également à d’éventuelles menaces naturelles ou à des accidents dans la centrale nucléaire biélorusse d’Ostrovets, située à une cinquantaine de kilomètres de la ville. La centrale est considérée comme dangereuse par les autorités lituaniennes, qui ont déjà distribué des comprimés d’iode et organisé des exercices de décontamination. L’automne prochain, le plan présenté par le maire sera testé.

Les gouvernements de tous les pays baltes, et pas seulement celui de la Lituanie, craignent que la Russie ne reproduise le scénario déjà vu à l’aube de l’invasion de l’Ukraine, également dans la perspective des exercices militaires Zapad que Moscou et Minsk organiseront en septembre. Une crainte, celle-ci, encore alimentée par l’attitude du président américain Donald Trump à l’égard des alliés de l’OTAN, qu’il a accusés à plusieurs reprises de faire peser les dépenses de leur défense sur les épaules des États-Unis. Le dirigeant de Washington a également déclaré plus d’une fois qu’il ne viendrait pas au secours des pays européens s’ils étaient attaqués par la Fédération. Pour l’heure, l’ouverture d’un nouveau front par Moscou semble toutefois peu probable. En revanche, la stratégie de la Pologne et des États baltes, qui n’ont cessé de dénoncer une éventuelle invasion russe depuis qu’ils sont devenus membres de l’OTAN, est pertinente, mais ils continuent de provoquer directement et indirectement la Fédération de Russie : blocus de Kaliningrad, expulsion de diplomates, fermeture des médias russes, discrimination ouverte à l’encontre des importantes minorités russophones du pays, et exercices militaires constants à la frontière de leur immense voisin.

Les pays baltes, avant-poste anglo-américain sur le flanc oriental, continuent de titiller constamment l’ours russe qui, une fois sorti de sa tanière, ne revient pratiquement jamais sans proie, comme nous l’avons appris de l’histoire.

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