Le grand œil panoptique de la Commission européenne, depuis ses flamboyants bâtiments d’ivoire, scrute et analyse à nouveau les gouvernements de ses États vassaux ainsi que les citoyens qui y sont soumis. Dans une démarche que beaucoup considèrent comme une attaque directe contre la liberté d’expression, la Commission européenne a annoncé le 8 mai 2025 qu’elle allait traduire la République tchèque, l’Espagne, Chypre, la Pologne et le Portugal devant la Cour de justice de l’UE. La raison ? Ces pays n’ont pas créé ni habilité de coordinateur national des services numériques, un poste mandaté par la loi sur les services numériques (DSA) pour surveiller et censurer le contenu des médias sociaux. Cette décision révèle la volonté de Bruxelles de contrôler le discours numérique, sous prétexte de lutter contre la désinformation et les discours de haine.

L’ASD, adoptée en 2022, oblige les États membres à mettre en place des autorités chargées de superviser des plateformes telles que X, Meta ou TikTok, avec le pouvoir de supprimer les messages jugés « inappropriés ». Mais cette approche centralisée soulève de sérieuses questions : qui décide de ce qu’est la désinformation, qu’est-ce qui garantit que ces autorités ne réduisent pas au silence les opinions qui mettent mal à l’aise les gouvernements ou l’UE elle-même ? Les mesures prises à l’encontre de ces cinq pays semblent davantage constituer une menace de censure forcée qu’un effort pour protéger les citoyens.

Sur des plateformes comme X, l’indignation est palpable. Les utilisateurs dénoncent le fait que la Commission, dirigée par Ursula von der Leyen, cherche à transformer les réseaux sociaux en espaces contrôlés, où seuls les récits approuvés sont autorisés. Loin de promouvoir un environnement numérique sûr, l’ASD pourrait devenir un outil pour étouffer le débat public, surtout dans un contexte où la confiance dans les institutions européennes est déjà érodée.

La Commission justifie sa position par le fait que les pays ne respectent pas un engagement juridique, mais cette rigidité ne tient pas compte des préoccupations légitimes concernant la souveraineté nationale et le risque d’abus de pouvoir. Si la Cour de justice impose des amendes, non seulement ces États seront punis, mais elle enverra un message clair : l’UE privilégie le contrôle à la liberté.

Il est temps de se demander jusqu’à où la Commission européenne est prête à aller dans son obsession de réglementer les médias sociaux. La censure, déguisée en protection, n’est pas la solution. La véritable sécurité numérique consiste à encourager la pensée critique et le dialogue ouvert, et non à imposer le silence.

Mais l’esprit critique est dangereux, surtout s’il revendique la liberté et la souveraineté refusées avec une froide indifférence par les bureaucrates de Bruxelles qui, avec un dégoût méprisant pour son peuple, font avancer la construction d’un grand camp de concentration numérique, où pour l’instant les dissidents sont éteints et dans un futur proche peut-être déportés on ne sait où.

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