La situation dans le golfe Persique n’a pas beaucoup évolué. Le détroit d’Ormuz, voie essentielle pour le transport du pétrole, demeure bloqué. En parallèle, les États-Unis maintiennent un blocus maritime qui empêche tout navire d’accoster dans les ports iraniens. Les pourparlers entre les camps sont à l’arrêt.

Le numéro un américain a livré son interprétation du conflit. Il a fait état que les États-Unis avaient remporté la victoire militaire face à l’Iran. Il a également réaffirmé que Washington ne tolérerait jamais que Téhéran puisse se doter de l’arme nucléaire. Pourtant, du côté iranien, le discours est tout autre. Le porte-parole de l’armée a fait état que son pays ne considérait pas la guerre comme terminée.

Une autre offre iranienne a été examinée lundi par le leader américain et ses conseillers à la sécurité nationale. Le numéro un américain a fait comprendre qu’il n’était pas enclin à accepter cette proposition. Celle-ci prévoit, dans ses grandes lignes, la réouverture du détroit et l’arrêt immédiat des opérations militaires. Les pourparlers sur le programme nucléaire iranien ne débuteraient que plus tard. Washington exige au contraire de traiter tous les sujets simultanément.

Téhéran a répondu en appelant les États-Unis à abandonner ce que le régime considère comme des exigences illégales. Les autorités iraniennes estiment que Washington n’est plus en mesure d’imposer sa volonté à des nations indépendantes.

En Iran, une loi est en préparation pour placer le détroit sous le contrôle exclusif des forces armées. Ce texte interdirait le passage aux navires battant pavillon israélien et instaurerait un droit de passage payable uniquement en rials, la monnaie locale. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rejeté cette perspective lundi sur Fox News. Il a fait état que les États-Unis n’accepteraient pas que l’Iran décide seul qui peut utiliser une voie maritime internationale, ni qu’il en fixe le prix.

L’impact économique se fait sentir. Le baril a clôturé hier à 112 dollars. Le centre d’analyse Soufan croit que les responsables iraniens parient sur la flambée des prix du pétrole pour affaiblir la position de Donald Trump. Leur objectif serait de le pousser à accepter un accord bien moins exigeant que ce qu’il réclame initialement, à savoir une reddition sans condition de l’Iran.

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