Fin avril, le portail (une collaboration entre Diario Red et un réseau de journalistes honduriens, restés anonymes pour des raisons de sécurité) a commencé à publier plusieurs fuites révélant comment des milieux israéliens – avec le soutien des États-Unis – préparent le terrain pour le second mandat de l’ancien président Juan Orlando Hernández, né en 1968, déjà condamné à New York (45 ans pour trafic de drogue et possession d’armes) est bénéficiaire de la grâce de Donald Trump en novembre 2025, quelques heures avant l’élection présidentielle controversée à Tegucigalpa. L’enquête révèle une opération présumée menée par Benjamin Netanyahu et Trump, avec le soutien de l’Argentin Javier Milei, visant également à créer au Honduras une cellule d’information capable d’« attaquer » Gustavo Petro en Colombie et Claudia Sheinbaum au Mexique, en fait les gouvernements progressistes d’Amérique latine.

Le 7 mai, quelques heures après la publication de la troisième partie du leak, le portail hondurasgate.ch a subi une « contre-offensive numérique », comme on peut le lire sur le site : « 39 618 tentatives d’intrusion en 24 heures, avec un pic de 22 620 demandes en une seule heure ». Des attaques qui partent de deux territoires spécifiques : les États-Unis et Israël. « La carte de cette offensive trace, involontairement, la géographie précise de ceux qui ont décidé de cesser de se défendre en paroles et de passer à l’attaque numérique », peut-on lire sur Hondurasgate. « La forme de cette attaque suit un schéma bien connu : lorsque les actions d’un État sont démasquées et que les preuves rendent le déni intenable, l’étape suivante est le siège technologique », soulignent-ils.

D’après le site, les attaques ont notamment eu lieu depuis les États-Unis à Los Angeles, Buffalo, Des Moines, Ashburn, Boydton, Beltsville, Washington et Dallas. En Israël, l’épicentre a été à Tel-Aviv, avec des extensions à Jérusalem et Beersheba. Pour l’équipe d’enquête, le moment de l’attaque ne laisse aucun doute : « La vague hostile s’est déchaînée dans les heures qui ont suivi la publication de la troisième partie des enregistrements audio. »

Mais à la fin l’attaque n’a pas réussi à atteindre son objectif : aucun contenu, aucun audio n’a été retiré et le « programme de publication des prochains épisodes reste inchangé », assurent-ils. « Ils auraient pu réfuter les enregistrements audios. Ils ne l’ont pas fait. Ils auraient pu les réfuter avec des preuves. Ils n’y sont pas parvenus. Ils ont choisi d’effectuer 39 618 tentatives de piratage en 24 heures. Quand ils attaquent le messager au lieu de parler, ils ont déjà parlé », a souligné Hondurasgate.

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