L’État autoproclamé du Somaliland, dans la Corne de l’Afrique, a accordé aux États-Unis un accès exclusif à ses ressources minières et à son territoire pour l’installation de bases militaires, après avoir déjà fait de même avec Israël. L’objectif est d’obtenir la reconnaissance diplomatique des deux États en tant que pays indépendant de la Somalie. De ce fait, le Somaliland devient une base idéale pour l’axe israélo-américain, lui permettant de piller les richesses du territoire et de militariser davantage la région d’Afrique de l’Est limitrophe du Moyen-Orient et les zones considérées comme « à risque », telles que le golfe d’Aden et le Yémen.
Le Somaliland, territoire qui a proclamé unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991 sans obtenir de large reconnaissance internationale, a offert aux États-Unis un accès exclusif à ses ressources minières et le droit d’y établir des bases militaires. Le ministre de la Présidence, Khadar Hussein Abdi, l’a déclaré dans un entretien avec l’AFP, expliquant qu’en échange, Hargeisa cherche à obtenir une reconnaissance formelle en tant qu’État souverain.
L’approvisionnement comprend des minéraux stratégiques tels que le lithium, l’uranium, l’or, le tantale, le chrome et le fer, ainsi que des réserves potentielles de terres rares, essentielles aux industries technologiques et militaires. Le lithium est indispensable aux batteries et aux véhicules électriques ; l’uranium à l’énergie nucléaire ; les terres rares sont essentielles aux systèmes électroniques de pointe et à l’armement. Dans un contexte mondial marqué par la concurrence avec la Chine pour l’approvisionnement en matières premières critiques, le Somaliland se présente comme une alternative aux chaînes d’approvisionnement dominées par Pékin, qui dispose déjà d’une forte présence économique et militaire à Djibouti, pays voisin.
D’un point de vue stratégique, la situation du Somaliland, à la croisée du golfe d’Aden et de la mer Rouge, est particulièrement importante. Une présence militaire américaine permettrait à Washington de renforcer son contrôle sur les routes commerciales entre la Méditerranée et l’océan Indien, ainsi que de consolider sa position en Afrique de l’Est et dans la péninsule arabique.
Cette initiative soulève des questions politiques et géopolitiques : pour le Somaliland, elle représente une tentative pragmatique de sortir de l’isolement diplomatique ; pour les États-Unis et Israël, elle pourrait se traduire par une opportunité d’expansion économique et militaire dans une zone clé, avec des implications directes sur les équilibres régionaux dans la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.






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