En octobre 2025, environ 600 salariés d’OpenAI ont vendu une partie de leurs actions pour un montant total de 6,6 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros). Cette opération de liquidité, organisée à l’occasion d’une levée de fonds, a permis aux employés de transformer leurs titres en argent, alors que l’entreprise n’est pas cotée en Bourse. En moyenne, chaque vendeur a reçu 11 millions de dollars (9,5 millions d’euros). Parmi eux, 75 personnes ont perçu 30 millions de dollars (25,8 millions d’euros) chacune. Certains salariés ont fait don de titres à des fonds philanthropiques, ce qui ouvre droit à des réductions d’impôts.
Les acheteurs étaient des investisseurs comme Thrive Capital et la banque japonaise SoftBank. À cette date, l’opération valorisait OpenAI à 500 milliards de dollars. La valeur a continué de progresser depuis. En mars 2026, après l’entrée d’Amazon, de Nvidia et un nouvel apport de SoftBank, la société fondée en 2015 a atteint 852 milliards de dollars de valorisation (733 milliards d’euros). Laboratoire de recherche à but non lucratif à l’origine, OpenAI a modifié sa structure en 2019 pour attirer les capitaux, avant que le lancement de ChatGPT fin 2022 n’amplifie brusquement sa croissance.
Greg Brockman, cofondateur et président, a déclaré lundi 4 mai, dans le cadre du procès intenté par Elon Musk, détenir 3,5 % du capital. Cette participation, reçue en 2018 sans versement d’argent, vaut aujourd’hui environ 30 milliards de dollars. Elon Musk, autre cofondateur qui a quitté le projet, accuse la direction d’avoir abandonné la mission non lucrative. Sam Altman, le directeur général, détient une fortune personnelle estimée à 3,4 milliards de dollars par Forbes, mais il ne possède pas d’actions directes. Ses parts sont logées dans des entités indirectes, ce qui alimente des accusations de conflits d’intérêts de la part de procureurs américains.
Sur les quelque 2 000 employés que compte la firme de San Francisco, près d’un tiers a pu monétiser ses titres à l’automne 2025, une opération de cette ampleur restant rare parmi les jeunes pousses technologiques.






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