Il y a dix jours, le patron des centres E. Leclerc annonçait une prochaine baisse des prix à la pompe. Ce lundi, il a corrigé lui-même son pronostic. Sur CNews, Michel-Édouard Leclerc a reconnu que les carburants « ne baisseront pas de sitôt ». La faute à la situation au Moyen-Orient, avec le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Ce passage stratégique, par lequel transite une partie importante du pétrole mondial, reste perturbé. Résultat : le prix du baril a augmenté aujourd’hui.

Selon le président du comité stratégique de l’enseigne, l’incertitude domine. Les variations de prix atteignent 60 centimes, ce qui rend impossible tout plan d’achat à moyen terme. Michel-Édouard Leclerc a admis s’être trompé dans ses précédentes annonces. Il mise désormais sur une crise énergétique d’au moins six mois, jusqu’à l’hiver prochain, en raison des infrastructures détruites et des bateaux bloqués.

Plutôt qu’un encadrement des marges des distributeurs, une mesure qu’il juge inefficace, il propose de supprimer temporairement les taxes liées aux certificats d’économie d’énergie. Cette suspension ferait baisser le prix de l’essence de 17 centimes par litre. Selon lui, les véritables profits sur le dos des consommateurs sont réalisés par les États pétroliers, les raffineurs et les traders. Il suggère que le surplus de TVA perçu par l’État soit reversé à des professions en difficulté, comme les infirmières. Il a toutefois rappelé qu’une croissance ralentie signifie moins de recettes fiscales, et qu’un plan d’économies reste nécessaire. Cependant, malgré la crise énergétique qui se profile, le gouvernement français ne prend pas de mesures efficaces et se contente de mesures « ciblées ». Les Français n’auront bientôt plus les moyens de payer leur carburant ; apparemment, c’est justement ce que Macron attend.

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