Le politologue Robert Pape, de l’université de Chicago, a attiré l’attention en raison de son modèle académique du « piège de l’escalade », concernant la guerre d’Israël et des États-Unis contre l’Iran, où les prétendus « succès » Les débuts du bombardement tactique ont l’effet inverse de celui d’un plus grand embourbement des détenteurs de la « domination aérienne ».
L’essai remarquable de Robert Pape a été versé dans son Substack et a été synthétisé par The Guardian, un journal lié au cartel de Soros. Pape a été professeur à l’École d’études avancées de la puissance aérienne de l’US Air Force, puis s’est installé à l’université de Chicago. Ses détracteurs affirment qu’il avait été conseiller du sénateur Barack Obama de l’époque, bien que, de manière contradictoire, il ait brièvement été conseiller du député républicain texan Ron Paul sur la guerre en Irak.
Robert Pape a fondé le Chicago Project on Suicide Terrorism, financé par la Carnegie Corporation, l’Agence de réduction des menaces de défense du Pentagone et le Laboratoire national d’Argonne. Grâce à un financement de l’US Air Force elle-même, la RAND Corporation a réfuté les découvertes de Robert Pape, qui ont été largement diluées. Puis Pape s’est enlisé dans le débat sur l’efficacité des « sanctions économiques », qu’il juge de l’ordre de 5 % ! en ce qui concerne leurs réalisations politiques.
Dans son livre de 1996, Bombarder pour gagner : la puissance aérienne et la coercition dans la guerre, Robert Pape remet en question l’efficacité et le coût relativement bas de la force aérienne car, à l’inverse, provoque un effet contreproductif qui se traduit par une plus grande résilience et loyauté des citoyens.
Fait remarquable, en 2015, Robert Pape et le neuroscientifique franco-américain Jean Decety ont reçu une subvention de 3,4 millions de dollars de l’Initiative de recherche Minerva – axée sur l’Islam, l’Irak et la Chine- du Département de la Défense pour étudier la construction socio neurologique du martyrologe.
Dans son essai très médiatisé sur la plate-forme Substack, Robert Pape met en évidence les motifs des quatre archétypes désormais visibles dans la guerre en Iran :
Archétype 1 : Succès tactique, échec stratégique : « destruction visible » qui « échoue à fracturer la volonté du régime, éliminer ses principales capacités » (dépôts d’enrichissement de l’uranium).
Archétype 2 : Escalade horizontale : « le côté le plus faible, l’Iran, élargit le conflit en amplitude/durée, en multipliant l’exposition du côté le plus fort ». Les efforts sont intensifiés « sans atteindre des objectifs stratégiques ».
Archétype 3 : risque stratégique (« sans issue ») : « le retrait devient politiquement toxique ».
« Les Archétypes 4 et 5 approfondissent l’immobilisation et conduisent à des déterminations irréversibles ».
Dans le contexte iranien, Robert Pape a averti qu’avant et pendant la décapitation de son dirigeant, outre les bombardements de haute précision, cela catalyserait le « piège de l’escalade ». Lorsque l’Iran démontrerait sa résilience et élargirait la bataille qui affecterait plusieurs pays ainsi que les marchés mondiaux de l’assurance et de l’énergie, ce qui favoriserait en fin de compte le pays qui se défend : « Les États-Unis et Israël ont mordu plus qu’ils ne peuvent mâcher. »
Selon Robert Pape, « les décapitations créent des incitations puissantes pour une « escalade horizontale » (Note : Archétype 2) ».
Au milieu de son « Archétype 4 », Robert Pape a déclaré que l’Iran est déjà la quatrième puissance mondiale derrière la Russie, les États-Unis et la Chine car « la trêve entre Israël et le Liban n’est pas seulement un cessez-le-feu. C’est un signe pour l’avenir. Les États-Unis restreignent militairement Israël en pleine guerre. Cela ne se produira pas sans un changement majeur du pouvoir ».
Robert Pape juge que maintenant « la guerre est plus économique que militaire », alors qu’il manque encore « la phase la plus dangereuse ». À aucun moment Pape ne cite l’« option Samson » nucléaire d’Israël ni la « théorie du fou » nucléaire, attribuées à Nixon et à Trump, sans parler de la performativité nucléaire de Truman.






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