L’accord conclu entre Israël et le Hezbollah devait suspendre les combats pour dix jours à partir de minuit, vendredi. Moins de douze heures plus tard, l’armée libanaise recensait déjà des frappes israéliennes sur plusieurs villages du sud.

Selon un bilan provisoire de l’armée libanaise, au moins trois localités ont été touchées par des bombardements « sporadiques ». En riposte, le Hezbollah a visé un regroupement de soldats israéliens près de Khiam, une ville proche de la frontière. Des drones israéliens ont également survolé la zone de façon intensive, d’après l’agence officielle libanaise.

Pendant ce temps, des milliers de personnes déplacées tentaient de regagner le sud du pays. Au nord du fleuve Litani, un seul pont est encore praticable. Des files de voitures s’étendent sur plusieurs kilomètres, certaines familles attendant plus de trois heures pour franchir cet axe.

L’armée israélienne a publié un avertissement clair : elle interdit tout retour sur la rive sud du Litani et maintient ses positions terrestres. Malgré cette consigne, des habitants ont été vus transportant des matelas et des sacs sur le toit de leurs véhicules.

Avant même l’entrée en vigueur de la trêve, une frappe israélienne avait fait sept morts et plus de 30 blessés dans le sud du Liban. Le Hezbollah, lui, avait blessé trois soldats israéliens dans le nord d’Israël, dont deux grièvement. Au cours des dernières vingt-quatre heures précédant l’accord, l’armée israélienne dit avoir frappé presque 400 cibles du Hezbollah.

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur observateurdissident.fr

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture