Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a transmis vendredi 29 mai un signalement à la procureure de la République concernant le sort réservé aux ressortissants français arrêtés lors de l’interception de la flottille pour Gaza. Cette démarche s’appuie sur un document établi par le consul général de France en Turquie. Le rapport mentionne des atteintes sexuelles, une exposition délibérée au froid, des passages à tabac et des humiliations constantes durant la période de rétention en Israël. Le ministre estime que ces actes peuvent être qualifiés pénalement.

Cette annonce intervient après une première mesure décidée le 23 mai : l’interdiction d’entrée en France du ministre israélien Itamar Ben Gvir. Une vidéo l’avait montré en train de filmer des militants à genoux, les poignets entravés, après leur capture. Les avocates des 37 Français expulsés le 21 mai ont dénoncé une réponse française de façade et refusé toute rencontre avec M. Barrot. Elles s’apprêtent à porter plainte pour viols, torture et humiliations.

Rappelons que cinquante bateaux avaient quitté la Turquie le 14 mai pour tenter de rompre le blocus de Gaza. Les autorités israéliennes ont arrêté 430 personnes à bord ; toutes ont été expulsées le 21 mai, y compris les 37 citoyens français.

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