Une vague de chaleur exceptionnelle a traversé la France entre le 23 et le 28 mai 2026, battant 292 records mensuels de température maximale sur environ 600 stations de Météo-France. La journée du mardi 26 mai est entrée dans l’histoire avec une température moyenne nationale de 24,9 °C, du jamais vu pour un mois de mai depuis le début des mesures en 1947.
Le mercure a grimpé jusqu’à 37,8 °C à La Couronne, près d’Angoulême, le jeudi 28 mai. Cette valeur constitue le nouveau record national hors outre-mer pour mai, effaçant les 37 °C enregistrés en Corse en 2009. Dans l’Aude, Narbonne a atteint 37,6 °C, alors que son précédent record de mai était de 33,9 °C en 2001.
Plusieurs records centenaires sont également tombés. À Besançon, les 32,3 °C relevés le 26 mai ont surpassé une marque de 32,2 °C qui datait de 1892, soit 134 ans. À Bordeaux, le nouveau record de 36,6 °C a battu les 35,4 °C de mai 1922. Poitiers a connu 35,2 °C le 27 mai contre 33,6 °C cent ans plus tôt. Les stations de l’ouest du pays ont concentré la majorité de ces dépassements.
Cet épisode de chaleur s’inscrit dans une année déjà anormalement douce. Depuis le 1er janvier 2026, l’indicateur thermique national a dépassé les normales de la période 1971-2000 durant 123 jours sur 150, soit plus de 80 % du temps. Météo-France souligne que le changement climatique rend ces vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces et plus intenses. La température moyenne de la Terre a augmenté de 1,3 °C depuis le XIXe siècle, sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines.
La fin de l’épisode est prévue pour le dimanche 31 mai. Quatre départements d’Île-de-France restaient toutefois en vigilance orange canicule samedi. Les scientifiques rappellent que des solutions existent pour limiter le réchauffement : développement des énergies renouvelables, réduction de la consommation de viande et sobriété énergétique.






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