L’Iran a rejeté l’accord en 15 points proposé par le président américain Donald Trump, le qualifiant « d’excessif ». Le pays a, quant à lui, posé cinq conditions nécessaires à un cessez-le-feu, notamment l’arrêt des assassinats de ses responsables, la garantie qu’aucune nouvelle action militaire ne sera entreprise contre Téhéran et le versement de réparations pour les dommages de guerre. Les perspectives de négociations entre Washington et Téhéran s’amenuisent, le conflit au Moyen-Orient menaçant de s’étendre à la mer Rouge et d’englober potentiellement le détroit de Bab el-Mandeb.
Le message de la République islamique d’Iran à ses alliés occidentaux, Israël et les États-Unis, est clair : « L’Iran mettra fin à la guerre lorsqu’il le décidera et lorsque ses conditions seront remplies. Aucune négociation n’est envisageable avant cela. » L’accord en 15 points élaboré par Donald Trump, sur lequel il avait lui-même assuré à Téhéran être parvenu à un quasi-accord, s’est effondré depuis que l’Iran a officiellement rejeté la proposition américaine, la qualifiant « d’excessive ». La Maison Blanche a pourtant une nouvelle fois démenti l’information : interrogée sur le rejet par l’Iran du plan de Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a répondu que les négociations se poursuivaient et seraient « constructives ». De plus, Mme Leavitt a assuré que les États-Unis étaient « très proches » d’atteindre leurs objectifs militaires, « avec 20 jours d’avance » sur le calendrier initial, qui, a-t-elle poursuivi, devait durer « quatre à six semaines » – alors que Trump avait toujours parlé de « quelques jours ». Ainsi, le bras de fer entre un Trump « prêt à écouter » et un Iran qui revendique ses droits se poursuit.
Alors que Benjamin Netanyahu affirme « poursuivre la campagne militaire contre l’Iran à plein régime, malgré les informations relayées par les médias », Téhéran a précisé les cinq nouveaux points sur lesquels reposera un cessez-le-feu : l’arrêt complet des « agressions et assassinats » de l’ennemi ;
- Des mécanismes concrets pour garantir l’absence de nouvelle offensive contre l’Iran ;
- Des garanties pour le paiement et l’indemnisation des dommages de guerre et des réparations ;
- La fin des hostilités sur tous les fronts et pour tous les groupes de résistance impliqués dans la région.
L’exercice par l’Iran de sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz. Selon des sources bien informées, il est très improbable que les États-Unis acceptent ces conditions, notamment celles relatives aux réparations de guerre et au contrôle exclusif d’Ormuz par l’Iran. Le prochain sommet à Islamabad, prévu cette semaine, est attendu, mais les Marines du Pentagone pourraient déjà être déployés. À cet égard, des sources militaires iraniennes ont averti que si l’ennemi américain lance des opérations terrestres, Téhéran pourrait ouvrir un nouveau front (et donc provoquer une nouvelle crise maritime) près du détroit de Bab el-Mandeb.






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