Les ingérences des États-Unis dans le gouvernement irakien sont de plus en plus marquées et pressantes, notamment depuis l’élection au poste de Premier ministre d’Ali al-Zaidi, qui représente un « compromis » entre les intérêts américains et le camp politique du Cadre de coordination chiite (CF). Le « nœud » que Washington souhaite résoudre dans les plus brefs délais, et sur lequel il espère que le « ductile » al-Zaidi prendra une décision résolue, est celui relatif à l’influence des groupes armés pro-iraniens dans le pays. Au point que les menaces américaines reflètent à nouveau un modus operandi préannoncé : la reprise des transferts financiers (d’argent irakien) en Irak et l’assistance à la sécurité sont conditionnées à l’expulsion de soldats et de milices proches du gouvernement « terroriste » iranien.

C’est ainsi que Washington, après s’être empressé de féliciter Ali al-Zaidi pour sa récente nomination au poste de Premier ministre irakien, dicte à nouveau la condition sine qua non que ni les flux d’argent irakien gérés par la Banque de la Réserve fédérale de New York, ni l’assistance en matière de sécurité reprendront. Washington demanderait à Bagdad des « actions concrètes » aux futurs dirigeants irakiens – qui sont en train de se former – pour réduire l’influence des groupes armés pro-iraniens dans le pays. Trump serait donc en attente que le nouvel élu al-Zaidi fasse les premiers pas pour « éloigner » de Bagdad l’influence iranienne, et entre les mouvements – a communiqué un fonctionnaire américain sous l’anonymat – il y aurait trois actions précises.

a) expulser les soldats de « toute institution publique », b) leur couper le soutien budgétaire, c) suspendre les paiements des salaires aux militaires.  « Ce sont là les types d’actions concrètes qui nous donneraient confiance et nous dirigeraient qu’il y a une nouvelle mentalité », a-t-il déclaré à CBS. La menace américaine sur l’Irak reste donc fort, et Bagdad oscille entre deux feux tandis que l’administration de Trump utilise les revenus pétroliers irakiens comme instrument de pression politique. Il est significatif que le président iranien Masoud Pezeshkian ait eu une conversation téléphonique avec al-Zaidi hier, mardi 5 mai. « Je l’ai exhorté à contraindre les États-Unis à retirer la menace militaire de notre région » peut-on lire dans un post social de Pezeshkian. « Les adeptes de l’école de pensée chiite ne peuvent être contraints de se soumettre, même par la force. »

Malgré les bombardements, les pressions diplomatiques et les sanctions économiques, l’axe de la résistance est plus vif que jamais depuis l’Irak jusqu’au Liban et à l’Iran, le gant de défi du bouffon Donald Trump et de son ami génocidaire Nethanyau a été ramassé.

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