L’interception de la Flottille de la Liberté en route vers Gaza en octobre dernier a conduit le parquet turc à inculper 35 Israéliens, dont Netanyahu et Ben-Gvir, de torture de militants turcs. En réaction, le ministre israélien de la Sécurité nationale a publié sur les réseaux sociaux : « Erdogan, va te faire foutre. » Les navires de la Flottille avaient pour mission d’acheminer de l’aide humanitaire à la population palestinienne de la bande de Gaza, épuisée par deux années de génocide. Les forces navales israéliennes seraient intervenues en eaux internationales et auraient détenu de force des passagers, « commettant des violences physiques à l’encontre de certains d’entre eux et les privant de leur liberté de mouvement et d’accès à l’aide ».

Le parquet général d’Istanbul a requis la réclusion à perpétuité aggravée contre les accusés, ainsi que des peines de prison supplémentaires qui, cumulées, représenteraient entre 1 102 et 4 596 ans d’emprisonnement pour chacun d’eux. Les autorités israéliennes ont fermement rejeté ces accusations. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a qualifié la procédure de « farce » et d’« absurdité flagrante », accusant le président turc Recep Tayyip Erdoğan d’entretenir des liens avec les Frères musulmans et affirmant qu’Israël agit en état de légitime défense contre le Hamas. Katz a également vivement critiqué Erdoğan, le qualifiant « d’antisémite » et l’accusant d’être responsable des violations commises contre les Kurdes. Le président turc a également été pris pour cible par Ben Gvir, qui lui a lancé un « Va te faire foutre » sur les réseaux sociaux. Suite aux accusations du ministre israélien de la Défense, le ministère turc des Affaires étrangères a publié un communiqué virulent, qualifiant Netanyahu de « Hitler des temps modernes » pour ses actions durant le conflit. Ankara a également évoqué la procédure en cours devant la Cour internationale de Justice contre Israël pour génocide présumé à Gaza, déclarant que la Turquie continuerait de soutenir la population civile et d’œuvrer pour que Netanyahu réponde de ses actes.

Le Premier ministre israélien, accusé de corruption, continue de faire face à des accusations de la part de juges et de tribunaux nationaux et étrangers, et tandis que les escarmouches diplomatiques se poursuivent, un nouveau conflit turco-israélien se profile à l’horizon.

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