Suleiman Obeid, l’un des joueurs les plus talentueux du début des années 2000 en Palestine, a été tué mercredi par des tirs israéliens alors qu’il espérait recevoir de la nourriture dans le chaos de la livraison d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Obeid cherchait à nourrir sa famille, comme une grande partie de la population de la Bande, où les pénuries de nourriture et d’eau tuent autant que la guerre. De plus, presque tous les jours l’armée israélienne tire sur la foule en attendant des secours : celui d’Obeid est le énième cas. Le nombre de blessés parmi ceux qui cherchent de l’aide et de la nourriture est monté à 11.800, selon les autorités palestiniennes, tandis que les morts « par faim » ont été 193, dont 96 enfants.

Les aides humanitaires qui, il faut le rappeler, arrivent à goutte : selon les données publiques de l’ONU et son système qui trace chaque camion d’aide qui entre à Gaza en utilisant des codes Qr, entre le 19 mai et début août seulement environ 10% sont arrivés à destination. Le reste est détourné en route vers Gaza. Pour en revenir au contexte sportif, avec la mort d’Obeid le nombre de décès de personnes appartenant au monde du sport a grimpé à 662 depuis le début de la guerre. Il y a eu 321 morts parmi les footballeurs, les entraîneurs, les dirigeants, les arbitres et les membres du conseil d’administration des clubs. Un drame dans le drame.

Mort à 41 ans, Obeid a pris sa retraite fin 2023 et a cumulé 21 apparitions officielles en équipe nationale, complétées par deux buts entre 2007 et 2013.

Son meilleur moment en tant que joueur a coïncidé avec une période très compliquée pour le pays et l’histoire de l’équipe nationale, mais Obeid a essayé par lui-même de tirer le mouvement vers de meilleurs résultats. Il était surnommé le « Pelè palestinien » et était surtout connu pour sa vitesse sur le long et la froideur dans la zone de but. Il a remporté la Chaussure d’or du championnat palestinien pendant trois saisons consécutives : en 2015/16 (17 buts), 2016/17 (15 buts) et 2017/18 (12 buts) avec le Gaza Al-Riyadi puis avec le Khadamat Al-Shate’, l’équipe de la ville où il est né. Malgré la relégation en 2021/22, Obeid n’a pas quitté le club et y a terminé sa carrière à la fin de 2023.

Au cours de sa carrière, le footballeur a marqué plus de 100 buts, « devenant l’une des étoiles les plus brillantes du football palestinien », comme on peut le lire sur le site de la Fédération palestinienne de football.

Obaid a marqué son premier but international pour la Palestine contre le Yémen lors du championnat de football de l’Asie occidentale en 2010. Par la suite, le joueur a représenté l’équipe nationale lors des qualifications de l’AFC Challenge Cup en 2012 puis lors des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2014, mais sans réussir à se qualifier. Une mort qui pour beaucoup de Palestiniens ne concerne pas seulement l’aspect sportif, mais qui prend une valeur symbolique : dans un contexte de guerre, de faim et de souffrance, Obeid a représenté une espérance à travers le sport. Star du football palestinien, il laisse une femme et cinq enfants (trois garçons et deux filles).

Et le CIO et la FIFA fermés derrière un silence complice, permettent aux athlètes israéliens de participer à toute compétition sportive, d’utiliser leurs hymnes et leur drapeau, dans le football même Israël joue avec des équipes européennes, tandis que d’autres pays comme la Biélorussie et la Russie sont exclus des compétitions internationales pour des fautes politiques impliquant de prétendues violations des droits humains.

Tout est permis aux sionistes, ce sont eux qui manipulent le monde entre manipulation, victimisation et cruauté barbare qui ne s’arrête pas même devant une compétition sportive. L’esprit olympique est mort, le sport est mort, Sulemain Obeid est mort en tirant un ballon entre les bombes, et alors vive la Mort et vive le Sionisme lâche !

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur observateurdissident.fr

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture