Israël continue de censurer les médias en Cisjordanie et à Gaza. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a signé un décret désignant cinq journaux et chaînes de télévision de Jérusalem-Est – Alasima News, M3raj Network, Al-Quds Albawsala Network, Maydan Al-Quds et Plus Quds Network – comme « organisations terroristes » et suspendant leurs activités.

Le ministère israélien de la Défense a désigné cinq médias palestiniens basés à Jérusalem-Est occupée comme « organisations terroristes », les accusant « d’incitation à la haine » et de liens avec le Hamas. Cette décision, rapportée par la chaîne 12, a été signée par le ministre de la Défense, Israel Katz, et confirmée par le procureur général, qui aurait écarté tout obstacle juridique à cette mesure.

L’ordonnance vise Alasima News, M3raj Network, Al-Quds Albawsala Network, Maydan Al-Quds et Plus Quds Network. Selon les autorités israéliennes, ces plateformes incitent à la haine en se concentrant sur les événements survenus à Jérusalem-Est et à la mosquée Al-Aqsa. Cependant, aucun de ces médias ne dispose de bureaux physiques à Jérusalem-Est occupée.

Alasima News a annoncé la suspension de ses activités « jusqu’à nouvel ordre », dénonçant cette mesure comme une nouvelle étape de la répression contre l’information palestinienne. « Faire taire les caméras ne fera pas taire Jérusalem », a déclaré la rédaction, affirmant son rôle dans le maintien de la ville « au cœur de la cause palestinienne ».

Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions imposées à la presse. Les organisations de défense des droits humains qualifient Israël de pays le plus dangereux pour les journalistes ces dernières années, avec plus de 250 professionnels des médias tués depuis le début du génocide à Gaza. Les journalistes étrangers indépendants se voient également interdire l’accès à la bande de Gaza sans être accompagnés par l’armée israélienne.

Parallèlement, on observe une recrudescence des opérations militaires et des attaques de colons en Cisjordanie occupée. Selon des données locales, environ 40 000 Palestiniens ont été déplacés en 2025, notamment dans les camps de réfugiés de Jénine et de Tulkarem. Depuis octobre 2023, plus de 1 000 Palestiniens auraient été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le 8 février, le cabinet de sécurité israélien a également approuvé de nouvelles mesures visant à réformer le cadre juridique de la Cisjordanie, facilitant ainsi l’expansion des colonies. Pendant le Ramadan, l’accès à l’esplanade des Mosquées a été limité à 10 000 fidèles, contre 250 000 les années précédentes.

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