Dans la société du capitalisme terminal, l’attrait pour la mort, puissant archétype de l’inconscient collectif, règne en maître. Un malaise subtil mais profond s’empare du Vieux Continent, décadent et mélancolique, l’élan vital qui fit de l’Europe un phare des civilisations passées s’étant épuisé. Un destin condamné à une fin ignominieuse ?

Des décennies de consumérisme effréné, unique moteur de la société du profit, de vide spirituel et le déclin des idéologies du Petit Siècle ont éteint la volonté de puissance. La force vitale qui pousse les peuples à se surpasser et à trouver un sens à leur destin dans les conquêtes s’est définitivement épuisée. Éros, pulsion de vie, source de plaisir et de création, a cédé la place à Thanatos, pulsion de mort, porteur de destruction et de violence. Cette dernière déchaîne la violence contre autrui. Chez les Européens, elle se manifeste surtout contre eux-mêmes, avec l’augmentation des suicides et des automutilations chez les jeunes, ainsi que des actes criminels souvent gratuits.

Une explosion d’agression pathologique due à la diabolisation de la force virile, des combats, de la guerre traditionnelle entre soldats, remplacée par le massacre de civils innocents sacrifiés sur l’autel de la force brute. Un peuple qui a réprimé ses pulsions naturelles pour se conformer aux préceptes du christianisme réformé – mormons et anabaptistes, fanatiques et paranoïaques prétendument choisis par Dieu – a déchaîné le démon de la violence. Enfermer l’agressivité dans l’Ombre, ce lieu de l’inconscient conçu pour contenir ce qui est moralement inacceptable, conduit à des explosions de violence incontrôlables.

Une société bien-pensante et permissive, intrinsèquement hypocrite, proscrit l’agressivité naturelle, force d’équilibre essentielle à la survie, une répression qui engendre la psychose. Une épidémie de crises psychotiques frappe la société : massacres scolaires, infanticides, meurtres et actes de violence commis par plaisir de nuire.

Bien que seuls les meurtres de femmes semblent compter, monopolisant l’attention des médias et des autorités, au point d’être qualifiés de « féminicide », de nouvelles lois ont été votées pour alourdir les peines pour ces crimes, particulièrement odieux et méprisables. Pourtant, il s’agit en réalité de meurtres comme les autres, à moins de considérer les femmes comme une espèce protégée, à l’instar de celles menacées d’extinction.

L’égalité des sexes prônée par les forces progressistes est ici dénuée de sens ; la violence d’hommes faibles et misogynes est une violence extrême. Aucune loi spécifique n’est adoptée pour la répression violente d’enfants sans défense, bien qu’il s’agisse d’un meurtre horrible, mais clairement de second ordre.

Les forces politiques conservatrices, prises au piège de la propagande progressiste, du féminisme toxique et de ses complices, sont manipulées pour appliquer le code pénal en fonction du sexe. Mais selon des théories de genre délirantes, le sexe serait une perception momentanée et une construction sociale ; dès lors, pourquoi punir plus sévèrement les hommes qui pourraient bientôt se sentir femmes ?

La confusion et la mauvaise foi règnent en maîtres dans l’esprit de nos progressistes, qui pourtant parviennent aisément à imposer leurs idées farfelues. Le féminisme radical et le lobby transgenre ont réussi à obtenir une nouvelle loi sur les violences sexuelles, dans de nombreux pays européens. Ce crime odieux, fruit de la lâcheté et de cultures étrangères incompatibles avec la nôtre, doit être sévèrement puni, comme l’était l’ancienne loi.

Bon nombre de ces nouvelles lois sont fondées sur le principe : c’est l’accusé qui devra certifier son consentement au rapport sexuel, et non plus le ministère public qui devra apporter la preuve de l’abus. Comme si tous les hommes étaient des violeurs en série ! Une stratégie terroriste visant à intimider et à saper l’ego du fragile homme blanc. Représentant du sinistre patriarcat et du fascisme renaissant, éternel et surtout imaginaire, persécuteur des vertueuses jeunes filles démocrates et des mères antifascistes combatives.

Aucune condamnation, en revanche, pour le chauvin musulman violent, toujours justifié comme victime de la domination coloniale. De l’homme blanc, bien sûr. Rééduqués par des cours éducatifs axés sur l’affection et une douceur excessive qui provoquent des sentiments de culpabilité et de honte, dévastant l’humeur et anéantissant l’estime de soi chez des sujets déjà sujets à la dépression.

L’éducation à la castration engendre une peur accrue des hommes, une tendance chez les femmes vulnérables à se percevoir constamment comme des victimes, et un sentiment malsain de supériorité chez les femmes dominantes. Ces mères surprotectrices imposent à leurs enfants des attentes démesurées, les condamnant ainsi à développer un trouble de la personnalité narcissique, véritable cause du meurtre des femmes qui les ont abandonnées.

La disparition de l’homme blanc impuissant et apeuré contredit la théorie progressiste erronée du progrès continu et inévitable de la civilisation. Si des masses d’hommes arriérés, abusifs et violents persistent, si le patriarcat règne en maître en Europe au troisième millénaire, c’est que quelque chose a déraillé dans la marche inexorable du progrès.

Ou, plus réalistement, c’est l’esprit défaillant de la « bobo » qui est en train de se perdre dans un récit fantasmagorique, occultant la réalité. Une réalité qui démontre que la richesse et le succès ne sont pas la recette du bien-être et du bonheur, mais masquent souvent l’aliénation et le désespoir, comme en témoignent les vies gâchées de grands entrepreneurs, de stars du rock, d’athlètes et d’acteurs à succès. Dépressifs, toxicomanes, alcooliques, suicidaires – en somme, désespérés, dépourvus de motivation saine et de lien spirituel. Heureusement, tous les hommes ne sont pas si faibles ; des spécimens féroces survivent et, par exemple, continuent de courtiser les femmes. Ce sont les derniers troglodytes qui, au lieu de roses rouges, devraient emmener le notaire avec eux à leur prochain rendez-vous, munis d’un formulaire de consentement éclairé. Mieux vaut prévenir que guérir

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