La président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été claire dans un discours prononcé la semaine dernière devant une académie militaire danoise. « L’Europe doit se préparer à la guerre », a-t-il déclaré. Et l’UE va le mettre en pratique non seulement en établissant un système permettant aux États membres d’être prêts et réarmés en 2030, mais aussi en impliquant les ménages. Dans un document qu’elle présentera demain, Bruxelles demande que toutes les chambres européennes disposent de dispositions suffisantes pour résister 72 heures sans aide en cas de guerre ou d’autres catastrophes comme les pandémies, les urgences climatiques ou les cyberattaques. Cette trousse d’urgence doit comprendre des réserves d’eau, des médicaments, des piles mais aussi de la nourriture.
Il s’agit de la nouvelle « Union Preparedness Strategy », le plan pour les crises de l’UE que la Commission européenne transmettra ce mercredi aux partenaires communautaires. Ce document intervient après que Bruxelles a présenté le plan « ReArm » – qui vise à mobiliser jusqu’à 800 000 euros pour les investissements de défense – et le plan « Readiness 2030 », comme ils ont nommé le Livre blanc pour la défense européenne, qui propose que la Commission autorise les achats conjoints d’armes et instaure l’instrument « SAFE », qui permet d’investir dans la défense jusqu’à 150 000 millions d’euros de crédits garantis par le budget européen.
En novembre de l’année dernière, deux pays de l’UE, la Suède et la Finlande, ont déjà exhorté leurs citoyens à se préparer à l’éventualité d’une guerre. Le gouvernement suédois a envoyé des exemplaires d’un manuel de survie, tandis que l’exécutif finlandais a créé un site Internet contenant des conseils sur la manière de « se préparer aux incidents et aux crises ».
Ainsi, tandis que l’administration Trump, tant décriée et ostracisée, cherche avec son homologue russe à Riyad une solution au conflit ukrainien qui menace le monde entier d’ombres atomiques, les dirigeants séniles de « l’Union soviétique européenne » creusent des tranchées économiques dans lesquelles ils enterreront leurs citoyens fluides et tolérants.
Le crépuscule de la civilisation européenne est plus proche que jamais, la disparition d’un continent qui assiste à sa condamnation à mort hébétée ne peut être évitée que par un miracle de l’axe Washington-Moscou, espérons-le dans un Yalta 2.0 qui puisse effacer la folie des instances communautaires.






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