Le seul président américain initialement bien accueilli par les conservateurs et les souverainistes fut Donald Trump, adversaire de la mouvance woke et de l’immigration débridée. Il prônait une politique de protection des classes moyennes inférieures et s’opposait aux élites radicales et branchées, se présentant comme un artisan du rétablissement de l’ordre public.
L’attaque violente contre le Venezuela, et notamment l’arrestation de son président Maduro, a entraîné une série de violations du droit international. Les menaces d’annexion du Panama, de l’Alaska, de Cuba et de tout territoire utile à l’économie américaine illustrent le programme géopolitique de Trump. Le droit à l’autodétermination, la liberté de choisir un dirigeant et une forme d’État, n’ont jamais été pris en compte dans la politique étrangère américaine.
L’ingérence par la pression économique et les invasions armées a façonné l’histoire des deux derniers siècles, culminant – du moins selon ses affirmations – avec la « libération » de l’Europe lors de la Seconde Guerre mondiale. Les politiques d’agression armée se sont présentées comme des guerres de civilisation contre ceux qui osaient embrasser une idéologie autre que le capitalisme, n’hésitant pas à raser des villes européennes entières ni à frapper le sol japonais avec des armes nucléaires.
Tout cela, du moins dans ces régions, a été suivi du récit propagandiste de la gratitude – envers un État envahisseur de facto, champion de la restauration antifasciste – pour le soutien économique du plan Marshall. La reconstruction des industries bombardées et des villes détruites a eu un coût exorbitant : la corruption morale et la domination culturelle par un État sans traditions, exportateur de modes et de mentalités corrompues. Trump a perpétué la politique impérialiste, orientée vers les intérêts économiques du grand capital cosmopolite qui influence la politique américaine.
Il insulte ses alliés et ses sujets, se moque du pape, offense les chefs d’État, se prend pour le Christ et fait des déclarations démenties quelques heures plus tard. Ce comportement instable et contradictoire résulte soit d’une stratégie de communication délibérée, soit d’un trouble de la personnalité narcissique. Ces propos confus peuvent semer la confusion chez ses adversaires et dans la presse américaine elle-même, les privant de toute crédibilité, ou bien être le symptôme d’une détresse psychologique.
Le narcissique malin est agressif et antisocial, dépourvu d’empathie, et son ego démesuré l’amène à se créer une réalité fictive. Se présenter comme une divinité ou le chef de l’Église est soit une provocation délibérée et déstabilisante, soit un symptôme de paranoïa. Le président a été photographié dans son bureau, entouré de télévangélistes et d’autorités évangéliques qui lui ont imposé les mains lors d’un acte quasi mystique. La supériorité morale puritaine, la doctrine des élus de Dieu, alimente l’impérialisme américain, symptôme de paranoïa.
Un chef d’État perturbé ne sert pas les intérêts de son peuple, mais est victime de ses propres illusions, commettant des erreurs et s’attaquant à ses collaborateurs et alliés par crainte de trahison. Folie ou stratégie, la séparation de l’Italie d’avec les États-Unis est une occasion de recouvrer sa souveraineté nationale, de se libérer de la servitude politique et de retrouver sa dignité. Indépendamment du diagnostic psychiatrique et de la stratégie des maîtres du monde.






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