Janice McAfee, l’épouse du légendaire développeur d’antivirus John McAfee, a rompu le silence lors d’une interview révélatrice sur le podcast Danny Jones. Dans cette conversation, Janice partage des détails intimes de sa vie avec John, de leur rencontre à sa mort controversée dans une prison espagnole en 2021. Loin d’accepter la version officielle du suicide, Janice insiste sur le meurtre de son mari, citant des similitudes avec l’affaire Jeffrey Epstein et de nouveaux éléments alarmants.

Janice a rencontré John McAfee en 2012, peu après son retour du Guatemala, où il s’était réfugié après avoir été accusé de meurtre au Belize. Dans l’interview, elle décrit comment leur relation a débuté dans un contexte turbulent : John, alors pris pour cible par les autorités pour le meurtre de son voisin au Belize, cherchait refuge et alliés. « Je l’ai rencontré à son retour du Guatemala »explique Janice, soulignant que leur connexion a été immédiate malgré les circonstances. Ils se sont mariés peu après, et leur vie commune est devenue une fuite constante, jalonnée d’aventures, d’excès et de paranoïa.

Pendant des années, le couple a vécu caché, voyageant à travers plusieurs pays pour échapper aux autorités américaines. Janice relate des épisodes de « malice », notamment une consommation excessive d’alcool et de drogues, mais souligne l’intelligence et le charisme de John. « C’était un battant jusqu’au bout », dit-elle, se remémorant comment ils ont perdu du poids et surmonté des difficultés ensemble. Au Belize, John a été accusé du meurtre de son voisin, une accusation qu’il a toujours niée, l’attribuant à des complots gouvernementaux. Cette accusation l’a contraint à fuir au Guatemala, puis en Europe.

En octobre 2020, John a été arrêté à l’aéroport de Barcelone alors qu’il tentait de prendre l’avion pour la Turquie.

Janice explique qu’elle était en contact quotidien avec lui pendant son incarcération à la prison Brians 2, près de Barcelone. « Je lui parlais trois fois par jour, des appels de huit minutes chacun », dit-elle. Initialement accusé de fraude fiscale par l’IRS américain, les accusations se sont aggravées avec l’intervention de la SEC pour fraude présumée aux cryptomonnaies. Janice mentionne qu’une équipe d’avocats – deux Espagnols, deux Américains et un Britannique – préparait les appels, John ayant la double nationalité.

John est resté en prison d’octobre 2020 jusqu’à sa mort le 23 juin 2021, peu après qu’un tribunal espagnol a approuvé son extradition vers les États-Unis. Janice insiste sur le fait que cela ne l’a pas découragé : « Ce n’était pas une surprise, et il ne se serait pas suicidé. C’était un battant. »

L’interview porte sur la mort de John, officiellement qualifiée de suicide par pendaison.

Janice rejette catégoriquement cette affirmation, révélant que John a été retrouvé vivant dans sa cellule, contredisant ainsi les premières informations. « Il était vivant lorsqu’ils l’ont trouvé, mais ils l’ont déclaré mort plus tard », affirme-t-elle, citant des preuves non divulguées publiquement. Elle compare l’affaire à celle de Jeffrey Epstein, dont le « suicide » en prison a également éveillé les soupçons de dissimulation. « Ce que je veux que les gens sachent, c’est la même chose qu’ils ont dit à propos d’Epstein »déclare Janice, suggérant une conspiration gouvernementale.

Janice désigne des coupables potentiels, pointant du doigt des agences américaines comme l’IRS et la SEC, motivées par les « tweets cryptiques » de John sur la corruption et les cryptomonnaies. Dans l’un de ses derniers messages, John avait averti : « Si je me suicide, ce n’est pas moi. » De nouvelles preuves, selon Janice, incluent des irrégularités lors de l’autopsie et le refus d’accès à son corps, ce qui l’a empêchée de vérifier les signes de lutte. « Je pense qu’il s’est défendu, c’est pourquoi ils ne m’ont pas laissée voir son corps », explique-t-elle.

Janice évoque également les liens de John avec des personnalités comme Epstein, insinuant que son mari détenait des informations sensibles sur les réseaux de pouvoir.

« Il y a des signes comme celui d’Epstein que je ne pouvais ignorer », dit-elle, faisant référence aux caméras éteintes dans la prison et aux gardiens distraits. MacAfee avait également critiqué la famille Clinton, les meurtres perpétrés contre des dissidents aux États-Unis et des opposants politiques, ses liens avec le trafic de drogue, l’espionnage international de masse et la pédophilie. Le podcast de Cox explore comment la vie de John – de la création de l’antivirus McAfee à ses incursions dans les cryptomonnaies et la politique – a fait de lui une cible. Janice souligne son désir de faire connaître le « vrai John » : un génie excentrique, et non le méchant dépeint par les médias.

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