Dans un communiqué conjoint publié hier après-midi, dimanche 1er mars, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont déclaré : « Nous sommes prêts à mener une action militaire contre l’Iran ; nous devons chercher à détruire son programme de missiles à la source. » Cette déclaration fait suite aux frappes menées par Téhéran contre des bases américaines et européennes au Moyen-Orient, marquant une position claire et une possible étape vers une confrontation directe avec la République islamique.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont placé la barre plus haut pour la réponse occidentale à la crise du Moyen-Orient, en déclarant être prêts à soutenir une action militaire défensive contre l’Iran suite à une nouvelle vague d’attaques de missiles et de drones lancées par Téhéran contre des cibles dans la région.
Dans une déclaration commune, les dirigeants des trois pays européens — le groupe dit E3 — ont déclaré être « consternés par les attaques de missiles aveugles et disproportionnées lancées par l’Iran contre des pays de la région, y compris ceux qui n’étaient pas impliqués dans les opérations militaires américaines et israéliennes initiales ».
« Des attaques iraniennes irresponsables ont ciblé nos proches alliés et menacent notre personnel militaire et nos civils dans toute la région », poursuit le communiqué, appelant Téhéran à « cesser immédiatement ces actions ».
L’étape la plus importante concerne cependant la réponse annoncée : les trois gouvernements européens ont déclaré que « des mesures seront prises pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés, y compris en autorisant les actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à lancer des missiles et des drones à la source ».
Le communiqué confirme également une coordination directe avec Washington : « Nous avons convenu de travailler ensemble avec les États-Unis et nos alliés régionaux sur cette question. »
Cette escalade fait suite aux attaques américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes, qui ont coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême Ali Khamenei. Téhéran a riposté par une offensive de grande envergure de missiles et de drones visant des bases militaires et des villes en Israël et dans les pays du Golfe.
Selon des sources militaires, des frappes iraniennes ont touché une base multinationale près d’Erbil, dans le nord de l’Irak, et un camp militaire allemand dans l’est de la Jordanie, sans faire de victimes. Des explosions ont également été signalées à Riyad, Dubaï, Abou Dabi, Doha, Manama, Jérusalem et Tel-Aviv.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié l’assassinat de Khamenei de « déclaration de guerre contre les musulmans », tandis que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à ABC News : « Nous nous défendrons quoi qu’il arrive et nous ne voyons aucune limite dans la protection de notre peuple. »
La position de l’E3 marque de fait l’entrée de l’Europe, sur les plans politique et opérationnel, dans la gestion militaire de la crise, augmentant ainsi le risque d’une confrontation directe entre l’Iran et les puissances occidentales.






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