Dans une publication sur Truth, Donald Trump a annoncé, lors de sa visite au Royaume-Uni, sa décision de qualifier Antifa « d’organisation terroriste ». « Je recommanderai également vivement que les personnes qui financent Antifa fassent l’objet d’une enquête approfondie, conformément aux normes et procédures juridiques les plus strictes », a-t-il ajouté. Aux États-Unis, Antifa est un mouvement décentralisé composé de militants se qualifiant d’anarchistes, d’anticapitalistes ou de communistes, sans véritable direction définie.
Il s’agit de l’une des nombreuses mesures que le président prendra pour s’attaquer aux organisations de gauche qui alimentent la violence politique, a déclaré un responsable de la Maison-Blanche à CNN. Cependant, on ignore quels mécanismes Trump utilisera contre ce mouvement, ni qui ou quoi sera ciblé par la justice américaine. Comme le rapporte le Guardian, l’ancien directeur du FBI, Christopher Wray, a déclaré lors de son témoignage qu’Antifa est une idéologie, et non une organisation. Il ne dispose pas des structures dirigeantes qui permettent habituellement au gouvernement fédéral de l’identifier comme un groupe terroriste.
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Ce n’est pas la première fois que le président américain cible cette organisation d’extrême gauche.
Déjà en 2020, après la mort de George Floyd, il avait accusé à plusieurs reprises le réseau d’incitation à la violence et aux troubles. Antifa est une organisation nationale aux États-Unis et, à ce titre, ne peut figurer sur la liste des organisations terroristes internationales, rapporte le Guardian. Son inscription sur cette liste est importante car elle permet au ministère de la Justice de poursuivre ceux qui apportent un soutien matériel à ces organisations, même si cela n’entraîne pas de violence. L’absence de liste des organisations terroristes « nationales » est due à la protection du Premier Amendement, qui garantit le droit à la liberté de religion, d’expression, de presse et de réunion pacifique. Malgré plusieurs tentatives, aucune loi n’a jamais été adoptée.
Nous saluons cette démarche du président américain, il n’est pas possible que des organisations payées par des particuliers puissent créer des troubles, entraver les politiques publiques ou saboter les gouvernements derrière des idéologies bizarres de droits de l’homme ou de causes sociales soutenues par une partie minime de la population.
Derrière cette galaxie organisée d’acronymes et d’organisations allant de « Antifa » à « Black Lives Matter » en passant par les ONG « no borders » et les groupes LGTBQ, le soutien financier de personnalités comme George Soros ou la Fondation Carnage est affiché et fièrement revendiqué. L’État dirigé par les Républicains tente de reprendre le contrôle de l’espace public, encerclé par des groupes subversifs. Tel le karma, le même schéma que l’Empire nord-américain a exporté dans plusieurs pays se retourne désormais contre lui-même, alimentant les craintes croissantes d’une guerre civile imminente.












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